
Loin des passes et des buts, cette Can 2025 au Maroc vit aussi ses propres récits humains, parfois inattendus. Pluies battantes, tribunes et initiatives inédites sont à mentionner.
Le prince héritier dans la tribune royale
Lors de la soirée d’ouverture, la présence remarquée du prince héritier du Maroc, Moulay El Hassan, a offert une touche de solennité royale à l’événement. Installé dans la loge d’honneur aux côtés des officiels, il a salué les performances des Lions de l’Atlas devant des milliers de supporters, soulignant l’importance du tournoi dans le rayonnement culturel et sportif du pays hôte. Plus qu’un simple spectateur, sa présence a incarné l’ambition du Maroc de faire de cette Can une fenêtre ouverte sur l’unité et le rayonnement africains.
Quand la météo s’invite dans le jeu
Dès les premiers matches, les cieux marocains ont livré une version humide et fraîche de la Can, transformant le climat habituel d’un pays parcouru par les vents chaud du Sahara. Des pluies soutenues et un vent frais ont accompagné des rencontres entières, jusqu’à pousser les architectes du football à déployer des technologies de drainage sophistiquées sous les pelouses pour garantir des surfaces jouables malgré le déluge. Au‑delà des 90 minutes, ces conditions ont été perçues comme une métaphore du défi que représente l’accueil d’une grande fête du football en période de changement climatique, tout en soulignant la capacité d’adaptation des organisateurs et des terrains.
Les portes des stades qui s’ouvrent après le coup d’envoi
Dans plusieurs stades accueillant des matches aux tribunes clairsemées, les organisateurs ont pris une décision inhabituelle pour combler l’ambiance : ouvrir gratuitement les portes aux supporters présents à l’extérieur une vingtaine de minutes après le coup d’envoi. Cette mesure, adoptée notamment lors des confrontations de phases de groupes, a permis à des milliers de fans de pénétrer dans les gradins sans billet payant, transformant des débuts de rencontre presque vides en tribunes progressivement animées, malgré le mauvais temps.
Un accueil chaleureux à l’habitude du Maghreb
Dans les stades du Royaume chérifien, des supporters venus de pays voisins ont fait l’expérience d’un accueil qui dépasse parfois la compétition elle‑même. Les groupes de fans algériens présents à Rabat pour soutenir les Fennecs ont salué l’hospitalité reçue, décrivant des scènes de fraternité et de partage avec les supporters locaux. Cette convivialité interculturelle s’est exprimée bien loin des enjeux techniques des matches, rappelant que le football reste un pont entre peuples au‑delà des rivalités sportives.
Moustapha BACHIROU



