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Autoroute Yaoundé-Nsimalen: Après le solaire, l’État veut réhabiliter le réseau d’Eneo

L’éclairage a été partiellement rétabli sur la section « rase campagne » grâce à l’installation de lampadaires solaires. Cette solution a été déployée après des actes de vandalisme ayant endommagé le réseau initial. Mais si l’option solaire est saluée pour son caractère écologique, le gouvernement juge désormais son coût d’exploitation élevé à long terme et annonce un retour progressif vers le réseau électrique conventionnel afin de mieux maîtriser les dépenses publiques.

Dans un communiqué signé le 8 janvier et rendu public le 22 janvier 2026, la ministre de l’Habitat et du développement urbain, Célestine Ketcha Courtès, indique que « des travaux de réhabilitation des installations d’Eneo sont programmés en 2026 ». Il s’agit de remettre en service le réseau souterrain d’éclairage classique, installé lors de la construction de cette infrastructure reliant Yaoundé à l’aéroport international de Nsimalen. Le dispositif d’origine reposait sur un système d’éclairage public alimenté par le réseau national. Mais des « vols de câbles électriques » et des actes d’incivisme répétés, dénoncés par les autorités, ont entraîné le « dysfonctionnement des équipements d’éclairage public le long de cette importante voie rapide », exposant les usagers à des risques accrus la nuit. Face à l’urgence sécuritaire, l’État a basculé vers le solaire. « Dans cette optique, 137 points lumineux alimentés ont été installés en 2025 et 177 points sont attendus en 2026 », a déclaré la ministre.

Selon Célestine Ketcha Courtès, la solution solaire, malgré ses avantages environnementaux, demeure coûteuse à l’installation et en maintenance. Dans un contexte de finances publiques sous tension, le gouvernement dit vouloir privilégier une option plus soutenable sur le plan budgétaire. Le retour au réseau électrique classique est présenté comme un levier de rationalisation : coûts mieux maîtrisés, maintenance plus structurée, dépenses plus prévisibles. Cette orientation est également justifiée par une logique d’optimisation des ressources, en cohérence avec des standards internationaux prônant une réduction ciblée de l’éclairage sur certaines portions d’autoroutes afin de limiter la consommation énergétique sans dégrader la sécurité. « La tendance universelle [est de] réduire l’éclairage sur les autoroutes pour des objectifs d’économie d’énergie et donc d’empreinte carbone », a souligné la ministre.

Améliorer durablement la mobilité

Dans l’attente de la réhabilitation complète des installations d’Eneo, les autorités appellent à la protection des équipements existants. La ministre a demandé aux autorités administratives locales « l’application stricte » des sanctions prévues par la réglementation contre les auteurs d’actes d’incivisme, ainsi que le renforcement des mesures de prévention routière et de sécurisation des biens et des personnes le long de l’autoroute. L’exécutif rattache cette démarche à la volonté de valoriser et protéger une infrastructure destinée à améliorer durablement la mobilité entre Yaoundé et son principal hub aéroportuaire.

Source : SBB

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