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Conseil national de la femme: Le Cameroun lance le processus de mise en place

Un atelier réunit depuis hier à Yaoundé les acteurs de la société civile, de l’administration et des partenaires internationaux pour poser les bases d’un mécanisme national destiné à renforcer la représentation des femmes et assurer le suivi coordonné des politiques d’égalité de genre.

Le processus de mise en place du Conseil national de la femme du Cameroun (Cnfc) a été officiellement lancé le 11 décembre 2025 à Yaoundé par le ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille (Minproff). L’atelier, qui s’achève ce 12 décembre au Centre des nations unies pour les droits de l’homme et la démocratie en Afrique centrale (Cnudhd-Ac), réunit une cinquantaine d’acteurs venus de la société civile, de l’administration, du parlement, des collectivités territoriales et des partenaires techniques. L’enjeu est d’importance. Le pays cherche à combler un vide institutionnel qui fragilise depuis longtemps la promotion des droits des femmes et la coordination des initiatives en matière d’égalité de genre. En effet, les recommandations du comité Cedef et celles issues du dernier Examen périodique universel pointent toutes dans la même direction.

Le pays doit renforcer ses dispositifs de protection. Lors de l’ouverture de l’atelier, les participantes ont été invitées à examiner le cadre juridique existant et à se projeter sur le rôle qu’un Conseil national pourrait jouer dans le suivi des politiques publiques et la mise en œuvre des engagements en matière de droits des femmes. La présentation du projet de Conseil, les expériences comparatives et la feuille de route proposée ont permis aux parties prenantes d’analyser les grandes lignes du futur mécanisme et de discuter de son rôle dans un paysage institutionnel encore fragmenté en matière de genre. Les projets de statuts et de règlement intérieur seront également abordés afin de définir la structure, les missions et le fonctionnement du Conseil.

Concrétiser les engagements

« Beaucoup de pays africains ont déjà un Conseil national de la femme, un espace de discussion et de partage où toutes les femmes, sans discrimination, peuvent contribuer, s’exprimer et participer au développement et à l’autonomisation des femmes. C’est une excellente initiative qui favorise la collaboration entre l’État et la société civile », a déclaré le Pr Marie-Thérèse Abena Ondoa, Minproff. Rappelons que cette rencontre de deux jours est organisée par l’Ong Acahijec avec l’appui technique et institutionnel du Minproff, de Search for Common Ground et du Cnudhd-Ac. À la clôture de la première journée, l’impression dominante était celle d’un chantier encore long, mais déjà amorcé. Le rapport final attendu à l’issue de l’atelier rassemblera les recommandations et servira de guide pour la suite du processus.

 Il constituera la première pierre d’un dispositif destiné à transformer la manière dont les questions de genre sont traitées au Cameroun et à passer véritablement de l’intention à l’action. « La société civile camerounaise, très dynamique et inspirée par l’expérience d’autres pays, a attendu que le Conseil national de la Femme se mette en place après des discussions avec le ministère de la Promotion de la femme et de la famille. Ce mécanisme servira de pont entre le gouvernement et la société civile féminine, permettra de défendre les droits des femmes et de revaloriser leur place dans tous les aspects de la société », s’est exprimée Yvonne Flore Belema, présidente de l’Ong Acahijec et promotrice du Centre Afiri.

Axel ABANDA

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