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Coopération Cameroun – Émirats arabes unis:Les « nouvelles routes de la soie » pour les transports nationaux

Une délégation de haut niveau d’investisseurs émiratis, incluant des géants du rail, des ports et de l’aérien, a été reçue le 16 janvier dernier par le ministre des Transports. L’objectif : sceller un partenariat ambitieux pour financer et construire les infrastructures aériennes, maritimes et ferroviaires du Cameroun, avec le partenariat public-privé comme levier principal.

Dans une atmosphère décrite comme cordiale et constructive, le ministre des Transports, Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè, a présidé une audience cruciale vendredi dernier. Face à une délégation d’investisseurs des Émirats Arabes Unis conduite par le National Plus Group, et comprenant des représentants d’Emirates Airlines, d’Etihad Rail et d’Abu Dhabi Ports, le gouvernement camerounais a déroulé son ambitieuse feuille de route pour moderniser ses réseaux de transport. Entouré de son ministre délégué, Njoya Zakariaou, et de l’ensemble des directeurs techniques du secteur, le ministre a posé les bases de ce qu’il espère être un partenariat historique, fondé sur la complémentarité des expertises et des capacités financières.

Le triptyque des opportunités : aérien, maritime, ferroviaire

Les échanges se sont articulés autour des trois piliers du secteur. Pour le transport aérien, le Directeur de l’aviation civile a mis en avant la volonté de concrétiser pleinement l’accord bilatéral signé en 2020, ouvrant la voie à une desserte du Cameroun par les compagnies émiraties. La coopération avec la compagnie nationale Camair-Co a également été évoquée, avec en point de mire un projet phare : la construction d’ateliers de maintenance d’aéronefs. Sur le front maritime, le Directeur des affaires maritimes a abordé des sujets pratiques, notamment les difficultés rencontrées par les navires camerounais dans les eaux émiraties et l’impérieuse nécessité de moderniser les systèmes de suivi et de traçabilité pour renforcer la sécurité et l’efficacité de la flotte.

Les grands travaux ferroviaires en quête de financement

C’est toutefois le volet ferroviaire qui a capté l’attention par l’ampleur des projets présentés. Le Directeur des Transports Ferroviaires a détaillé un programme structurant destiné à désenclaver le pays et à booster l’intégration régionale. Parmi les axes prioritaires figurent la construction des lignes Ngaoundéré–N’Djamena, vers le Tchad, et Édéa–Kribi–Campo, pour déservir la zone économique littorale. S’y ajoutent la réhabilitation de l’artère existante Yaoundé–Ngaoundéré et le projet de ligne Douala–Limbé–Idenau. Le Chef de la Division de la planification a été clair : face aux contraintes budgétaires, le Partenariat Public-Privé est le mode de financement privilégié pour donner vie à ces infrastructures.

A quand la concrétisation rapide des projets ?

Les investisseurs émiratis ont salué la qualité et la précision des présentations camerounaises. Ils ont exprimé un vif intérêt et leur disponibilité à faciliter les contacts avec des entreprises et fonds d’investissement de la région. Pour passer à l’étape supérieure, ils ont toutefois souligné la nécessité de recevoir des fiches de projets détaillées, essentielles pour une analyse fine de la faisabilité technique et financière de chaque initiative. Le ministre Ngallè Bibéhè a conclu les travaux en affirmant que cette rencontre présageait un avenir prometteur pour la coopération bilatérale. Il a réitéré l’engagement total du gouvernement à accompagner toutes les initiatives sérieuses qui pourraient contribuer au développement durable et intégré du secteur des transports, un levier incontournable pour l’émergence économique du Cameroun.

Moustapha BACHIROU

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