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Création d’emplois durables: Le Pdcvep lance 266 jeunes dans l’entrepreneuriat

Après six mois d’incubation intensive et un appui financier d’un million de Fcfa chacun, ces diplômés sont prêts à transformer leurs projets en entreprises viables dans les filières de l’élevage et de la pisciculture, au service de l’autonomisation des jeunes et du développement économique du pays.

Le Palais des congrès de Yaoundé a accueilli, le 22 décembre 2025, la cérémonie officielle de remise des attestations de fin de formation aux 266 jeunes incubés de la première cohorte du Projet de développement des chaînes de valeur de l’élevage et de la pisciculture (Pdcvep). La cérémonie, présidée par le ministre de l’Élevage, des pêches et des industries animales (Minepia), Dr Taïga, a marqué l’aboutissement de six mois d’incubation intensive et l’entrée de ces jeunes diplômés dans le monde de l’entrepreneuriat agropastoral. « Les filières de l’élevage et de la pisciculture jouent un rôle stratégique pour assurer la sécurité alimentaire, réduire les importations et créer des emplois décents, surtout en milieu rural. Il est indispensable de structurer ces filières de manière professionnelle, en respectant scrupuleusement les normes sanitaires et techniques, afin de garantir leur compétitivité et leur durabilité », a déclaré le ministre. Sélectionnés à l’issue d’un processus rigoureux, les incubés, âgés de 18 à 35 ans, ont suivi un parcours structuré en trois phases : deux mois de sélection, quatre mois de formation technique et entrepreneuriale, et un mois de finalisation administrative et de production des rapports d’activité.

Encadrés par un réseau de 11 structures d’incubation réparties sur l’ensemble du territoire national de la station zootechnique de Wakwa à Linafi de Limbe, en passant par le Cfar de Batouri, le Cnfzv de Maroua et l’Unité pilote d’aquaculture de Douala, ils ont développé des projets dans les filières bovine, porcine et piscicole, combinant innovation technique et viabilité économique. Au terme de la formation, chaque lauréat a reçu un chèque d’un million de Fcfa, destiné à faciliter le lancement effectif de son activité. « Cet appui financier constitue un levier concret pour lever les obstacles liés au financement, souvent cités comme l’un des principaux freins à l’entrepreneuriat des jeunes au Cameroun », a souligné le Coordonnateur national du Pdcvep, tout en saluant la discipline, la résilience et l’engagement des incubés.

Miser sur l’autonomisation des jeunes

Pour les jeunes bénéficiaires, le Pdcvep représente bien plus qu’une formation : il s’agit d’une opportunité concrète de transformer une idée en projet structuré et viable. « Ce programme nous a ouvert de véritables perspectives de financement et d’accompagnement, offrant une première chance concrète d’insertion socio-économique durable », a confié Antegue Colinse, un incubé. Porté par l’État camerounais et la Banque africaine de développement (Bad), avec l’appui de partenaires techniques comme l’Orgnaisation international du travail (Oit), le Pdcvep mise sur l’autonomisation des jeunes, la promotion de l’entrepreneuriat féminin et la structuration de chaînes de valeur compétitives. Cette première cohorte pose donc les bases d’un écosystème entrepreneurial durable, appelé à moderniser les filières, créer des emplois et faire de l’élevage et de la pisciculture des secteurs inclusifs et générateurs de richesse pour le Cameroun.

Axel ABANDA

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