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Crise post-électorale: Aba’a Oyono libre, Djeukam Tchameni écroué, Ekane mort…

Aba’a Oyono libre, Djeukam Tchameni écroué, Ekane mort…

L’enseignant de Droit public a été libéré sous garant le vendredi, 5 décembre 2025 alors que le président national du Mouvement pour la démocratie et l’interdépendance (Mdi) a été inculpé et mis sous mandat de détention provisoire à la prison principale de Yaoundé. Entre-temps, le président national du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem) est décédé le 1er décembre et sa dépouille gît à la morgue de l’hôpital central de Yaoundé.

Le Cameroun vit une succession d’événements majeurs qui redessinent, sans conteste, le paysage politique. Après quarante jours de détention dans les geôles du Secrétariat d’État à défense (Sed), J.C. Aba’a Oyono a été libéré, suscitant un soulagement dans plusieurs cercles militants. Dans le même temps, l’opposant Djeukam Tchameni, cofondateur de la dynamique de l’Union pour le changement 2025, a été écroué à la prison principale de Kondengui, symbole redouté de la répression politique au Cameroun. Il en est de même de Parfait Aloys Mbvoum, leader national du Forum républicain, qui a été inculpé et mis sous mandat de détention provisoire à la prison centrale de Yaoundé le 30 novembre. Parallèlement, l’ancien ministre de la République et figure politique, Issa Tchiroma Bakary, poursuit son exil pour échapper aux poursuites et aux menaces qui pèsent sur lui depuis la crise postélectorale.

Poussés à la clandestinité ou à l’exil

Enfin, la mort d’Anicet Ekane, nationaliste, gauchiste et acteur majeur de la lutte démocratique, survenue en détention, a plongé le pays dans l’indignation. Sa dépouille se trouve désormais à la morgue de l’hôpital central, tandis que les appels à l’exigence d’une enquête indépendante se multiplient autant à l’interne qu’à l’international. Ces mouvements simultanés —kidnapping, arrestation, déportation, libération, exil et décès — illustrent la gravité de la crise politique et judiciaire en cours, marquée par des arrestations ciblées, des accusations de torture, et un durcissement sans précédent de la gestion sécuritaire du pouvoir.

La crise post-électorale a profondément bouleversé le champ politique camerounais. Plusieurs opposants ont été arrêtés ces derniers mois, certains transférés dans des lieux de détention contestés, d’autres poussés à la clandestinité ou à l’exil. La mort en détention d’Anicet Ekane a intensifié les tensions, ravivant les débats sur les violations des droits fondamentaux et la nécessité d’une réponse internationale face à ce climat répressif.

Serge Aimé BIKOI

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