
Sous la houlette du Comité de développement de la région du Littoral, un Carnaval de la paix et de développement a lieu le 20 décembre prochain dans la ville de Douala.
Les grands axes dudit Carnaval ont été dévoilés le jeudi 20 décembre 2025 au cours d’une conférence de presse à Douala. Le Carnaval, constitué de différents groupes socioprofessionnels et culturels, arpenterons l’axe central de l’arrondissement de Douala 1er qui part de l’Ecole publique de Deido jusqu’à la cb Bonanjo en passant par le Rond-Point Bessengue, la Salle des fêtes d’Akwa, Ancien Dalip, Serena Bali, Plateau Joss Bonanjo. La caravane sera constituée de différentes associations de jeunes et des femmes, des groupes de danses folkloriques, les syndicats de taximen et moto taximen, différents corps de métiers, les élus locaux, les autorités traditionnels, les fonctionnaires et assimilés, et le clergé. Pour le président du Comité d’organisation dudit Carnaval, « à l’origine de ce mouvement il était question d’apporter notre soutien au président de la République Paul Biya pour sa réélection à la tête de la Magistrature suprême du Cameroun le 12 octobre 2025 ».
Ainsi dit, il s’agit d’une dynamique de soutien qui découle des réunions de concertations avec diverses élites locales. « Bien qu’il ait mis au long au pouvoir, il est l’homme du contexte ; face à la main mise de l’Occident il a conservé notre souveraineté face à la France, il a conservé nos richesses intactes face aux contrats néocoloniaux qui ont été signés, et lesdits n’ont été renouvelés», déclare Richard Félicité Njoh Ngouba, président du Comité de développement de la Région du Littoral en abrégé « Codereli ». Notre économie dit-il était tributaire de l’extérieur, mais il a préservé notre sous-sol et c’est une grande victoire selon les dires Njoh Ngouba, parce qu’il n’a pas renouvelé ces contrats, et les choses devront changer même pour ce qui concerne notre monnaie. Et au sens du Codereli, il fallait un nouveau septennat pour permettre au Chef de l’Etat de parachever son travail, et c’est dans cette optique que nous avons créé la dynamique de soutien à l’homme du 6 novembre 1982.
Ouverture du dialogue
Pour ce qui concerne la crise qui a découlé de la présidentielle du 12 octobre dernier, ce n’est pas une exclusivité camerounaise et nous en été avons prévenus, déclare Njoh Ngouba et malheureusement il y a eu des pertes en vies humaines, des biens pillés et vandalisés et de nombreuses arrestations. A la question de savoir comment peut-on organiser un Carnaval de la Paix alors que la crise de la présidentielle n’est pas encore soldée ? A la question de savoir comment peut-on parler de paix pendant que de nombreux compatriotes sont encore détenus et certains ont d’ailleurs été placés sous mandat de dépôt, alors que l’opinion réclame leur libération et une ouverture de dialogue pour que revienne justement cette paix qui est le vœu de la grande majorité des citoyens ?
N’est-ce par-là une paix de façade à laquelle nous aspirons, une paix qui est en réalité fragile pendant que couve sous la cendre des mécontentements à la suite d’une présidentielle qui est restée au travers de la gorge de bon nombre de compatriotes ? Comment peut-on parler de paix alors que les trois piliers de la paix que sont l’amour entre les citoyens, la vérité et la justice sont bafoués dans notre société au prix d’une gouvernance non satisfaisante ? Njoh Ngouba qui est par ailleurs président du « Coden » et « Codemo » entendez Comité du développement du Nlonako et Comité de développement du Moungo répond d’une manière laconique en ces termes : « Tout le monde décrit la mal gouvernance mais retenez que la critique est aisée mais l’art est difficile ; il est vrai que l’homme est imparfait mais la paix est primordiale pour tout développement humain».
Rodrigue TCHOKOUAHA



