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Développement minier: « Mbalam n’est ni une spéculation, ni un mirage, ni un slogan politique »

Cameroon mining company affirme que le méga-projet de fer Mbalam-Nabeba est désormais entré dans une phase irréversible d’exécution, ouvrant un nouveau cycle industriel pour le Cameroun et la sous-région.

Mbalam sort enfin du doute ! Le chantier minier de Mbalam, porté par la Cameroon mining company (Cmc), avance à une vitesse record. Lors du point de presse tenu hier, 11 décembre 2025 à Yaoundé, Patrick Tchouwa, Directeur de l’Administration et des affaires publiques de la Cmc, a annoncé que ce projet, longtemps discuté et scruté, est désormais une réalité tangible. « Les machines tournent, les infrastructures s’élèvent, les équipes travaillent jour et nuit, et les partenaires industriels sont en place. Mbalam avance, et avance vite », a-t-il déclaré. Le projet Mbalam-Nabeba repose sur des bases solides et visionnaires. Tout a commencé avec la signature des accords de partenariat du 25 février 2022, visant à construire une ligne ferroviaire de 659 km reliant Mbalam au Port Autonome de Kribi et à développer un terminal minéralier de classe mondiale capable de traiter 150 millions de tonnes de minerai par an.

Ces accords ont été suivis, le 31 mars 2022, par une Convention minière de 20 ans, autorisant la Cameroon mining company non seulement à exploiter le gisement de fer de Mbalam, mais également à transformer localement 15 % de sa production.Cette transformation locale, associée à l’émergence d’une future industrie sidérurgique nationale, s’inscrit dans une vision stratégique soutenue par les autorités camerounaises. Le décret présidentiel n°2022/395, signé par Son Excellence Paul Biya le 17 août 2022, a octroyé à la Cmc un permis d’exploitation couvrant les arrondissements de Ngoyla et de Mintom. Ce projet dépasse les frontières nationales, en s’appuyant sur une coopération unique avec la République du Congo. « 80 % des ressources se trouvent sur le territoire congolais, tandis que 80 % des infrastructures stratégiques se situent au Cameroun », a rappelé Patrick Tchouwa. Cette synergie illustre l’étroite collaboration entre les présidents Paul Biya et Denis Sassou-Nguesso, qui ont fait de ce projet un exemple de coopération régionale. 

Partenariats avec des acteurs industriels mondiaux

Le chantier de Mbalam avance à une cadence inédite. Les travaux ont débuté le 23 décembre 2023, moins de 18 mois après l’obtention du permis d’exploitation. En moins d’un an, l’usine de traitement a été livrée au quatrième trimestre 2024, avec une capacité initiale de 3,6 millions de tonnes par an, qui atteindra 10 millions de tonnes d’ici 2027. La première exportation de minerai est prévue pour le premier trimestre 2026. Ce rythme impressionnant est rendu possible grâce à des partenariats avec des acteurs industriels mondiaux tels que Mota-Engil, reconnu pour son expertise dans l’ingénierie et la construction minière, ainsi que Dhl Global forwarding et Kribi multipurpose terminal pour la logistique. Des géants comme Tsingshan Steel et Baosteel premier acheteur mondial de minerai de fer, garantissent des débouchés stables et prévisibles sur une décennie. Patrick Tchouwa n’a pas manqué de saluer les artisans de cette performance, citant notamment Alexandre Mbiam de Bestway Finance et Hong Wenqiang de la Cmc, dont « l’engagement, l’endurance et le patriotisme ont été essentiels pour porter ce mégaprojet ». 

Retombées économiques et sociales

Les retombées économiques du projet Mbalam s’annoncent spectaculaires. Les exportations annuelles, estimées à 3 milliards de dollars, devraient représenter environ 5 % du Pib national, renforçant les réserves en devises et améliorant la balance commerciale du pays. À long terme, l’État camerounais pourrait bénéficier de plus de 4,32 milliards de dollars de revenus fiscaux, dont 958 millions issus du free carry et 1,31 milliard provenant de la transformation locale en acier.  Sur le plan de l’emploi, le chantier génère déjà un impact significatif. Plus de 4 000 emplois directs ont été créés pendant la phase de construction, auxquels s’ajouteront 1 800 emplois permanents et 20 000 emplois indirects dans les secteurs connexes. Le volet social du projet inclut également la réhabilitation de 15 écoles, la construction de 5 centres de santé, ainsi qu’un programme de formation ambitieux avec 250 bourses en ingénierie ferroviaire et 60 stages annuels. « À terme, le projet Mbalam deviendra l’un des moteurs les plus puissants de la transformation structurelle du Cameroun », a affirmé Patrick Tchouwa.  La Cameroon mining company a placé l’environnement au cœur de ses priorités. Les mesures prévues incluent le reboisement avec une pépinière de 200 000 plants, la compensation écologique (un hectare replanté pour chaque hectare défriché), et la création de corridors fauniques végétalisés pour préserver la biodiversité locale. Des audits environnementaux trimestriels, rendus publics, garantissent la transparence et le respect des standards internationaux.

Par ailleurs, le projet prévoit l’utilisation de biomasse comme source d’énergie complémentaire pour réduire son empreinte carbone.  « Mbalam n’est pas une spéculation, ni un mirage, ni un slogan politique. Mbalam est un chantier réel, vérifiable, visible, et désormais irréversible », a martelé Patrick Tchouwa. Aujourd’hui, près de 140 employés, dont la moitié issus des communautés riveraines, travaillent sur le site. Les infrastructures avancent, les équipements arrivent, et la dynamique s’accélère.  Ce projet, présenté comme une étape clé vers l’industrialisation et la souveraineté économique du Cameroun, incarne également une intégration sous-régionale exemplaire. « Le projet Mbalam n’est pas simplement un projet minier : c’est celui d’une Nation qui se réinvente, d’une sous-région qui s’intègre, et d’un continent qui se transforme », a conclu Patrick Tchouwa.  Avec Mbalam-Nabeba, le Cameroun s’affirme comme un futur hub minier et sidérurgique de l’Afrique centrale, offrant une opportunité historique de renforcement économique et social pour des générations à venir.

Michel NONGA

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