le_messager_Logo-removebg-preview

Égypte: Un poids lourd qui veut momifier sa légèreté  

Ancien roi incontesté du football africain, l’Égypte revient pour la Can 2025 avec l’ambition de raviver sa gloire passée. Les Pharaons entendent profiter de l’occasion pour décrocher un huitième sacre continental, et le visage de l’équipe mêle stars mondiales, cadres expérimentés et nouvelles promesses — l’espoir d’un renouveau vibrant.

L’histoire de l’Égypte à la Coupe d’Afrique des Nations est impressionnante. Avec sept titres (1957, 1959, 1986, 1998, 2006, 2008, 2010), elle est l’équipe la plus titrée du continent.  L’équipe a participé à 27 éditions un record de constance pour une nation africaine de haut niveau.  Mais depuis 2010, malgré plusieurs grandes ambitions, les Pharaons n’ont plus soulevé le trophée. Récemment, en 2017 et 2021, ils ont atteint la finale, sans parvenir à la gagner un écart qui pèse lourd dans l’esprit des supporters.  Pour la Can 2025, le tirage a placé l’Égypte dans le groupe B, aux côtés de l’Afrique du Sud, de l’Angola et du Zimbabwe.  Cette poule rappelle les rendez-vous difficiles du passé, notamment la rivalité historique avec l’Afrique du Sud déjà auteur d’éliminations marquantes des Pharaons.

Le sélectionneur Hossam Hassan a dévoilé un groupe de 28 joueurs mêlant stars internationales et jeunes talents locaux.  En attaque, la star incontestable demeure Mohamed Salah, capitaine et pilier offensif de l’équipe, symbole de l’espoir de reconquête.  Il est secondé par Omar Marmoush, désormais à Manchester City, et Mostafa Mohamed (FC Nantes), deux joueurs capables d’apporter vitesse, percussion et fraîcheur offensive.

Retrouver la gloire perdue

Au milieu de terrain, l’équilibre est recherché. On y retrouve des profils variés comme Emam Ashour — de retour après blessure — ou Marwan Attia, ainsi que des talents comme Ahmed Sayed Zizo, Mahmoud Trezeguet ou Hamdi Fathi, qui offrent créativité, expérience et densité au cœur du jeu.  Dans le secteur défensif, la sélection mélange cadres internationaux et sang neuf — avec notamment Mohamed El‑Shenawy dans les buts, garant d’une certaine solidité. Le pari des Pharaons reste clair : conjuguer l’expérience d’une génération dorée avec l’énergie de la jeunesse afin d’endiguer les blessures de l’absence de trophée depuis quinze ans et de revivre les grandes heures du football égyptien. À l’aube de la compétition, toute l’Égypte retient son souffle. Chauffée à blanc, la nation espère voir ses couleurs briller à nouveau — et voir les Pharaons retrouver la gloire qu’ils semblent avoir oubliée trop longtemps.

M.B.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Suivez-nous :

Actualités

Espace Newsletters

Retour en haut