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Éliminatoires Fiba 2027: Le Cameroun en plein dans le panier

Tiré dans le groupe A — aux côtés du South Sudan, de la Libye et du Cap Verde — le Cameroun a connu un démarrage contrasté. Défait d’entrée par le Cap-Vert (82-77), l’équipe nationale a su réagir en remportant un deuxième match précieux face à la Libye (77-71), puis, l’exploit contre le Soudan du Sud (60-56).

Soudan du Sud, maillots noirs et aussi bête noire de toutes les sélections africaines de basket ball a été obligé de se plier hier à Rades, face à Jeremiah Hills et ses coéquipiers. De sang-froid, les Lions indomptables ont dominé la rencontre afin d’arracher les trois précieux points qui font leurs affaires pour cette campagne de qualification. Plus tôt en semaine, face aux libyens, les Lions ont construit leur avance dès le début et géré le retour adverse en fin de match. La prestation offensive, notamment portée par leur joueur-clé du jour, a été déterminante. Grâce à ce succès, le Cameroun conserve des ambitions solides pour se placer dans le trio de tête du groupe A, une position favorable pour passer à la phase suivante. Au-delà du simple résultat, cette victoire a relancé l’espoir au sein de l’équipe camerounaise, prouvant qu’après une défaite initiale, le groupe a les ressources pour rebondir — un point important dans une campagne longue et serrée. Le Cameroun termine deuxième de son groupe, avec 214 points pour, devancé par le Soudan du Sud qui en compte 244 pour.

L’Afrique se bouscule pour le Mondial

La route vers le Mondial a débuté en novembre 2025 et s’achèvera en mars 2027. Seize nations africaines — celles qualifiées via le AfroBasket 2025 — sont engagées dans ces éliminatoires.  Le format est structuré en deux temps. La première phase regroupe quatre poules de quatre équipes chacune (groupes A, B, C, D). Chaque équipe joue deux fois contre ses adversaires de poule — un total de six matchs répartis sur trois « fenêtres » : novembre-décembre 2025, février-mars 2026 et juin-juillet 2026. Les trois meilleures équipes de chaque poule (soit 12 équipes) accèdent à la seconde phase.  Pour la seconde phase, ces 12 équipes sont réparties en deux groupes de six : le Groupe E rassemble les qualifiés des groupes A et C, le Groupe F ceux de B et D. Les résultats de la première phase sont conservés. Chacune des équipes va affronter en aller-retour les équipes qu’elle n’a pas encore jouées — soit six nouvelles rencontres réparties sur les fenêtres suivantes (août–septembre 2026, novembre–décembre 2026, et février–mars 2027). À l’issue de cette seconde phase, les deux premiers de chaque groupe, ainsi que le meilleur troisième, décrocheront l’un des cinq billets africains pour le Mondial 2027.

Au-delà du Cameroun, quinze autres équipes africaines nourrissent l’espoir d’obtenir le précieux sésame vers Doha 2027. On y retrouve des nations à forte tradition dans le basket continental — des habituées comme le Nigeria national basketball team, le Sénégal national basketball team ou la Tunisie national basketball team — mais aussi des outsiders prêts à bousculer la hiérarchie.

Il est important de noter que seule une minorité — cinq nations — obtiendra leur ticket pour le Mondial. La concurrence est donc particulièrement féroce, et chaque fenêtre de qualification est une étape capitale. Un faux pas dans la phase de groupes peut compromettre des mois d’efforts. En ce sens, les premières rencontres, comme celles du Cameroun, ont une valeur stratégique. Par ailleurs, ces éliminatoires représentent un véritable baromètre pour le basket africain : elles permettent d’observer l’émergence de talents, l’évolution des sélections nationales, et l’intensité de la compétition continentale. Pour le public africain, c’est l’occasion de rêver, d’espérer, et de soutenir la sélection nationale.

Qualification difficile pour les Lions

Le parcours vers Doha 2027 s’annonce long, exigeant et semé d’embûches. Pour le Cameroun, l’objectif est clair : entrer dans le top 3 du groupe A, puis se hisser parmi les meilleures nations africaines en seconde phase. Cela passe par de la constance, de la cohésion et des performances solides — aussi bien offensives que défensives. Mais le défi dépasse largement les Lions camerounais : il concerne l’ensemble du basket africain. L’intensité des matchs, la pression des résultats, l’irrégularité de certaines équipes rendent la lutte impitoyable. Les sélections devront faire preuve de rigueur, de profondeur dans leur effectif, et d’un esprit collectif fort pour espérer se qualifier. En outre, cette campagne offre une belle vitrine pour de jeunes talents africains, parfois méconnus, qui pourraient se révéler et marquer les esprits — un atout essentiel pour renouveler les effectifs et bâtir de nouvelles ambitions à long terme.

Moustapha BACHIROU

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