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Enseignement supérieur: Des enseignants haussent le ton et entrent en grève

Ce mouvement d’humeur s’étend du 5 au 14 janvier sur 2026 dans l’ensemble des universités d’État du Cameroun. C’est une décision prise, le 3 janvier au terme d’une réunion extraordinaire du Bureau exécutif du Synes (Syndicat national des enseignants du supérieur) tenue en visioconférence. La raison principale est liée au fait que près de 80% des enseignants n’ont pas perçu la 3ème tranche de l’allocation spéciale pour la modernisation de la recherche.

Les enseignants des universités d’État observent une cessation de toutes les activités à l’exception de la participation aux jurys de soutenance de thèse de Doctorat/PhD. Le bureau exécutif du Syndicat national des enseignants du supérieur (Synes) regrette, en effet, le non-respect des engagements pris par les autorités étatiques concernant le paiement de la dette académique (2000-2021) à la totalité des bénéficiaires. Le Ben Synes est préoccupé par l’accumulation des impayés des prestations académiques dans tous les établissements des universités d’État depuis 2022. Jeannette Wogaing Fotso, Secrétaire générale du Synes, constate que « près de 80% des enseignants n’ont pas perçu la 3ème tranche de l’allocation spéciale pour la modernisation de la recherche ». De même, le Synes note « que le paiement de 4ème tranche, désormais due, reste attendu et souligne, par la même occasion, que la protection juridique associée au respect d’un mot d’ordre de grève lancé par un syndicat s’étend à tous les membres de la corporation, qu’ils soient syndiqués ou non ». Le Bureau exécutif du Synes indique qu’il communiquera, le 14 janvier, sur la suite à donner au mouvement de grève en cours.

Mépris des autorités gouvernementales à l’égard des enseignants

Le dernier mouvement de colère organisé par le Synes remonte au 6 octobre 2025 suite à ce que la corporation considérait comme un mépris des autorités gouvernementales à l’égard des enseignants et de l’enseignement supérieur. L’organe exécutif du mouvement syndical avait noté que la demande d’audience adressée au chef de l’État, le 20 janvier 2025, était restée lettre morte. Elle consistait à expliquer au président de la République, Paul Biya, les propositions d’amélioration des secteurs de l’enseignement supérieur au Cameroun. Le Synes avait, en outre, constaté le non-respect des échéances relatives au paiement de la dette académique, ainsi que celui de l’allocation spéciale pour la modernisation de la recherche. Avant le 6 octobre 2025, le syndicat appelait déjà les enseignants à observer une cessation des activités liées à la tenue des jurys de niveaux aux soutenances de mémoires et thèses du 15 au 29 septembre 2025. Aussi le Synes avait-il appelé à boycotter des réunions institutionnelles entre le 30 septembre et le 5 octobre 2025.

Serge Aimé BIKOI

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