
Le budget 2026 défendu à l’Assemblée nationale par le Pr Nalova Lyonga permettra de professionnaliser les filières, renforcer l’encadrement pédagogique et moderniser les lycées, afin que les élèves acquièrent des compétences concrètes, adaptées aux besoins du marché.
Le ministère des Enseignements secondaires a sollicité un budget de 595,233 milliards de Fcfa pour 2026, en hausse de 12,177 milliards, soit 2,1 % par rapport aux 583,056 milliards alloués en 2025. D’après le Pr Nalova Lyonga, l’enveloppe sera massivement orientée vers la professionnalisation, avec la refonte des programmes par compétences, le renforcement de l’encadrement pédagogique, le développement de l’enseignement à distance et un suivi renforcé des élèves les plus vulnérables. Le ministère entend accélérer le développement de l’enseignement technique en finalisant plusieurs chantiers structurants, notamment à Douala-Akwa, Ombé, Lagdo, Yagoua et Ekounou, tout en renforçant les équipements des incubateurs de microentreprises. La poursuite du Padesce et l’ouverture de nouvelles filières, dont les arts cinématographiques, visent à rapprocher l’école du monde professionnel et à réduire la dépendance du pays en compétences spécialisées.
Au-delà de la réforme pédagogique, le ministère met l’accent sur le volet social, avec des actions renforcées contre la drogue et les violences scolaires, la promotion du bilinguisme, l’intégration du genre et l’encouragement de l’excellence. Parallèlement, plus de 55 milliards de Fcfa seront consacrés à la gouvernance, à l’intensification des audits et au suivi des services déconcentrés, ainsi qu’à l’amélioration de la communication interne et du fonctionnement administratif. Avec ces orientations, le Minesec affiche pour 2026 un cap mêlant modernisation, discipline de gestion et cohésion éducative, tout en restant confronté au défi majeur de traduire ces ambitions en progrès concrets dans les établissements et sur le marché de l’emploi.
Réalisations et progrès
Le Pr Nalova Lyonga a indiqué que le budget 2025 a concrétisé la digitalisation du système éducatif, améliorant la qualité de l’enseignement et l’équité entre les régions. Le recours au matricule unique pour chaque élève, le déploiement des classes numériques, la mise à disposition de ressources pédagogiques en ligne et l’enseignement à distance ont assuré la continuité des cours malgré les crises sécuritaires, climatiques et sociales. Le ministère a en parallèle renforcé le bilinguisme, assaini les fichiers du personnel et amélioré la gouvernance, tout en sécurisant les examens officiels après les incidents de fuites. Avec une enveloppe de 557,8 milliards de Fcfa, le Minesec a construit, réhabilité et équipé de nombreux établissements, ouvert de nouvelles écoles et soutenu des milliers d’établissements publics et privés.
Malgré ces progrès, les besoins en infrastructures et en équipements restent élevés, surtout dans les zones urbaines et septentrionales. La professionnalisation a été poursuivie avec l’ouverture de nouvelles filières, le lancement du Lycée technique d’Ekounou et l’exposition des élèves au monde professionnel, tout en intensifiant la lutte contre les déperditions scolaires.
Axel ABANDA



