
La 4ᵉ édition des Ladies Entrepreneurship Conference a réuni une génération déterminée à maîtriser financement, digitalisation et fiscalité pour peser davantage dans l’économie camerounaise.
À peine les portes s’ouvraient que l’air vibrait déjà d’une énergie contagieuse. La 4ᵉ édition de la Ladies Entrepreneurship Conference, organisée le 22 novembre 2025 par l’association La vie au féminin (Lvf), à Yaoundé, ne ressemblait à rien d’autre qu’à une salle pleine de femmes déterminées, prêtes à prendre leur avenir en main. Chacune était là pour comprendre, apprendre, échanger… et repartir armée de conseils concrets. Le thème de cette année, « Finance, digital et fiscalité : des leviers pour propulser les initiatives entrepreneuriales féminines », sonnait comme un défi. Et pourtant, l’atmosphère était loin d’être solennelle. Ici, pas de discours longs et pompeux. La conférence a démarré véritablement sur la finance. Très vite une question s’est imposée : comment demander un financement quand on part de zéro ? Les intervenantes n’ont pas mâché leurs mots. « Les investisseurs ne misent pas sur les intentions, mais sur des projets solides », a rappelé Flore Baleba, banquier et entrepreneure, et dans la salle, chaque participante semblait saisir le poids de ses mots.
L’audace et la préparation n’étaient pas des options : elles étaient la clé, et toutes semblaient déjà prêtes à relever le défi. Puis, le sujet changeait de registre : la fiscalité. Ce mot peut faire trembler, mais dans cette salle, il prenait des allures de levier stratégique. Comprendre les règles, prévenir les erreurs, montrer que son entreprise est crédible et fiable… c’était la recette pour transformer ce qui fait peur en un avantage réel. Les fiscalistes parlaient sans détour, avec des exemples concrets, et on sentait que chaque participante enregistrait chaque conseil comme un mantra à appliquer dès demain. Après cet éclairage sur la fiscalité, le digital prenait le relais. Ici, il ne s’agissait plus de théorie : il s’agissait de se rendre visible, de construire sa présence en ligne, d’inspirer confiance et d’attirer des clients. « La visibilité en ligne n’est pas un luxe, c’est une condition de survie », martelait la spécialiste du numérique, et les regards se faisaient sérieux.
Rendez-vous en 2026 !
Entre ateliers pratiques et échanges spontanés, la journée filait à toute vitesse. On voyait des femmes concentrées, motivées, curieuses. Certaines décortiquaient des plans financiers, d’autres testaient des outils numériques, d’autres encore simulaient des déclarations fiscales. Les questions fusaient, les réponses pleuvaient, et tout le monde riait parfois, parce qu’apprendre pouvait aussi être fun et stimulant. Quand les applaudissements retentirent et que les attestations de participation furent remises, il y eut une photo de famille, instantané de la puissance collective qui venait de s’exprimer. Dans les derniers échanges, on sentait déjà des collaborations se former, des projets naître, des partenariats se dessiner. Chaque poignée de main semblait sceller un futur possible. À la fin de la journée, une évidence s’impose : la Ladies Entrepreneurship Conference n’est plus seulement un rendez-vous annuel, c’est un tremplin, un laboratoire où se forgent les nouvelles générations d’entrepreneures africaines. Plus structurées, plus connectées, plus audacieuses. Et déjà, l’édition 2026 se profile, promise à être encore plus ambitieuse, tournée vers la technologie et l’international.
Axel ABANDA



