
Cheffe du village Nkol Amougou par Biwong-Bane depuis 2017 aujourd’hui, elle souhaite apporter sa vision de la chefferie au commandement traditionnel du prochain Conseil régional dont les différentes listes ont été arrêtées et publiées par Elections Cameroon (Elecam) depuis le 28 septembre 2025.
Quelle est la révolution que prétendez-vous apporter à travers le commandement traditionnel afin d’impacter le bien-être réel des populations ?
D’abord, je suis membre de l’amicale des jeunes chefs traditionnels du Cameroun (Actracam) qui s’est donné pour mission d’accompagner le chef de l’état dans sa vision de développement du pays. La venue du processus de la décentralisation augure donc un projet de développement important en faveur de ces populations. Il est donc question de se serrer les coudes à travers notre liste afin de faire avancer les choses, avoir une vision évolutive. Nous essayerons ainsi de rattraper les cinq années qui nous ont été volé. Maintenant, nous nous attèlerons sur la redynamisation de la chefferie traditionnelle afin qu’elle redore son blason. Nous associerons toutes les compétences au niveau du commandement traditionnel afin de poser un socle solide pour ce nouveau départ pour le commandement traditionnel.
Les scrutins se succèdent mais ne se ressemblent pas, pour celui du 30 novembre prochain quelles attentes avez-vous de la vérité qui sortira des urnes ?
Rire…nous savions exactement ce qui s’était passé, nous nous sommes mieux préparés pour ce tour. Nous avons pris des dispositions pour que rien ne soit plus comme avant. Il est question pour les chefs soient de rester statique où d’accepter d’avancer. Mais, nous pensons qu’ils ont ce besoin d’avancer, ainsi ils choisiront la liste « Sangulu » qui est la nôtre. Il faut noter que dans le département de la Mvila deux listes ont été constituées. La nôtre est constituée selon les critères du code électorale dans le commandement traditionnel à savoir, le genre la représentation sociologique déjà.
Quelles peuvent être vos attentes, suite à un conseil régional qui doit impacter le développement dans la région du Sud ?
Les chefs traditionnels vont apporter une connaissance des réalités locales, et de par leur influence, promouvoir le développement de région. La médiation et la cohésion sociale sont indispensables pour l’action du commandement traditionnel, ce qui nécessairement va conduire à la stabilité sociale dans les communautés. Il est question que ce commandement poursuive son soutien aux actions gouvernementales qui concourent au bien-être des populations. Bref, le commandement traditionnel doit être vu comme un acteur clé pour la représentation des communautés et le développement local. On est sans ignorer que les défis subsistent pour une pleine intégration dans les instances régionales.
Propos recueillis par Jacques Pierre SEH



