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Exploration spatiale : Décollage réussi pour la fusée Ariane 6

Le lanceur européen Ariane 6 a décollé, mardi 12 août, du centre spatial de Kourou en Guyane
française. Pour son deuxième vol commercial, Ariane 6 doit mettre en orbite le satellite météorologique
MetOp-SG-A1, premier satellite de nouvelle génération en orbite polaire.

La fusée a décollé à l’horaire prévu, soit 21h37 heure locale (0h37 TU, mercredi 13
août). Son passager, MetOp-SG-A1, premier satellite météorologique de nouvelle
génération, a été mis en orbite polaire, un peu plus d’une heure plus tard. Le satellite,
pesant un peu plus de quatre tonnes, est destiné à améliorer la précision des prévisions
météorologiques et la compréhension du climat. « Le satellite a établi la communication et
commence sa phase de mise en service. Ce lancement marque le début d’une nouvelle ère qui améliorera
considérablement la précision des prévisions météorologiques, fournissant des données cruciales pour les
années à venir
», s’est félicité son constructeur Airbus dans un communiqué.
Construit par Airbus Defence and Space pour l’Organisation européenne pour
l’exploitation des satellites météorologiques (Eumetsat) dans le cadre d’un contrat avec
l’Agence spatiale européenne (Esa), le satellite embarque six instruments, dont Iasi-
Ng, un sondeur infrarouge qui fournira des mesures deux fois plus précises que son
prédécesseur Iasi. Ce sondeur mesurera les profils de température et de vapeur d’eau
dans l’atmosphère, la température des océans et des continents, ainsi que 16 variables
essentielles pour le suivi climatique — telles que les gaz à effet de serre, les poussières
désertiques ou la couverture nuageuse – uniquement détectables depuis l’espace.
Troisième lancement d’Ariane 6

Le satellite a été placé en orbite héliosynchrone à environ 800 km d’altitude. Ce type
d’orbite permet au satellite de passer près des pôles et de survoler chaque point de la
Terre à la même heure solaire, ce qui facilite la comparaison des images dans le temps.
Autre outil clé : Sentinel-5 du programme européen Copernicus pour la surveillance
des principaux polluants atmosphériques et de l’ozone stratosphérique. Il s’agit du
troisième lancement d’Ariane 6 depuis son vol inaugural en juillet 2024 et le deuxième
commercial après celui du 6 mars avec un satellite militaire.
« Troisième lancement, troisième succès !, s’est félicité David Cavaillolès, le président exécutif
d’Arianespace. Il n’y avait pas de meilleur début possible.
» L’autre fusée européenne légère,
Vega-C, n’a repris les vols qu’en décembre 2024 après avoir été immobilisée pendant
deux ans dans la foulée d’un accident ayant entraîné la perte de satellites. Avec ces
lancements d’Ariane 6, l’Europe a retrouvé son autonomie d’accès à l’espace, crucial
dans un contexte de rapprochement entre les États-Unis et la Russie. Le carnet de
commandes d’Ariane 6 compte maintenant 32 vols offrant des années d’activité au
centre spatial guyanais. La cadence des tirs va augmenter au fil des mois : « Notre cible,
c’est de faire neuf à dix lancements par an
», ambitionne David Cavaillolès.
Source : Rfi

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