
Dans un communiqué signé hier, mercredi 03 décembre, la Fédération camerounaise de volleyball (Fécavolley) met en garde athlètes, officiels, arbitres et entraîneurs contre l’organisation illégale d’une compétition par Julien Serge Abouem, annoncée au Collège Johnston à Yaoundé. A la croire, cette initiative n’est ni plus, ni moins qu’une nouvelle violation des textes en vigueur.
Énième tentative de déstabilisation tuée dans l’œuf ! Selon le communiqué signé de la Cellule de communication de la Fécavolley, « cette initiative constitue une usurpation de fonctions, une violation manifeste des textes qui encadrent le mouvement sportif au Cameroun, et une atteinte à l’ordre public sportif ». La Fecavolley rappelle d’abord que M. Abouem « a été déchu de ses fonctions à l’issue de l’Assemblée générale Élective du 20 janvier 2023 », qu’il « a été suspendu du mouvement olympique et sportif jusqu’en 2032 par le Comité national olympique et sportif du Cameroun (Cnosc) », et qu’il « a été débouté par le Tribunal arbitral du Sport (Tas), qui a confirmé la légitimité de l’actuel Exécutif fédéral reconnu par la Fivb ».
La Fédération ajoute que M. Abouem « n’est reconnu par aucune autorité compétente au niveau national (Minsep, Cnosc) ou international (Cavb, Fivb) » et conclut que les activités qu’il entreprend ou annonce « n’ont aucune valeur sportive, juridique ou administrative ». Dans sa mise en garde destinée aux athlètes, officiels, arbitres et entraîneurs, la Fecavolley souligne que « la participation à cette compétition non homologuée expose tout acteur sportif à la suspension immédiate de toute activité fédérale », mais aussi « à l’exclusion des compétitions nationales, sous-régionales et internationales », ainsi qu’« à des sanctions prévues par les règlements de la Fecavolley, de la Cavb et de la Fivb ». La Fédération précise en outre qu’elle « ne reconnaîtra aucune licence, assurance ou protection sportive dans le cadre de cet événement clandestin ».
Complicité d’usurpation de fonction
Le communiqué s’adresse également aux entreprises, établissements scolaires et organismes publics ou privés susceptibles d’apporter un soutien matériel ou financier. La Fecavolley avertit que « toute entreprise publique ou parapublique impliquée pourra faire l’objet d’un signalement au Tribunal Criminel Spécial (Tcs) en cas d’utilisation irrégulière de fonds publics ». Elle mentionne aussi que « tout établissement scolaire engagé dans cette initiative pourra faire l’objet d’une notification formelle au ministère de tutelle », voire « d’une demande d’interdiction auprès des autorités administratives », et de poursuites « pour complicité d’usurpation de fonction ou organisation illégale d’activité sportive ». Sur le plan institutionnel, la Fédération réaffirme « son autorité exclusive », rappelant s’appuyer sur « les Statuts de la Fédération », « les prescriptions du Minsep », « les directives du Cnosc », ainsi que « les règlements de la Cavb et de la Fivb ».
Mieux, elle dit demeurer « la seule instance légale habilitée à organiser, superviser, homologuer et sanctionner toute activité liée au volleyball sur le territoire national. (…) Aucune activité organisée en dehors de ce cadre ne saurait être reconnue, ni produire quelque effet sportif ou administratif.» En conclusion, la Fecavolley réaffirme son engagement « en faveur de la légalité républicaine, de la protection des athlètes et des clubs, et de l’intégrité du mouvement sportif camerounais ». Non sans inviter « l’ensemble des acteurs à se conformer strictement aux textes en vigueur » et à ne participer à « aucune initiative non autorisée, quelle qu’en soit la forme ». A bon entendeur…
Moustapha BACHIROU



