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Fenêtre Fifa: Entre qualifications pour le Mondial et matchs amicaux…

Le week-end du 15 et 16 novembre a été riche en rendez-vous internationaux : entre matchs amicaux et qualifications pour la Coupe du monde 2026, plusieurs nations ont vécu des moments décisifs — certains se rapprochant du but rêvé, d’autres voyant leurs espoirs s’éloigner.

Sur la scène internationale, l’amical entre le Brésil et le Sénégal n’a pas déchaîné les passions par des enjeux sportifs profonds, mais a surtout servi d’occasion de préparation pour deux équipes en quête de repères avant leurs prochaines échéances. Bien que dépourvu de véritable enjeu qualificatif, ce duel a permis à chaque sélection de tester des solutions tactiques, d’offrir du temps de jeu à des cadres comme à des jeunes pousses, et d’affiner les automatismes en vue de l’avenir. Le Brésil, fidèle à son style, a dominé territorialement, tandis que le Sénégal a cherché à imposer une solidité défensive. Le résultat final importe moins que l’expérience engrangée.

Qualifications européennes : des moments forts et des surprises

Le 15 novembre a offert un panorama contrasté en Europe : Kazakhstan et Belgique ont fait match nul (1-1), privant les Diables rouges d’une qualification directe immédiate. Les Kazakhs ont pris l’avance grâce à un but précoce du jeune Dastan Satpayev, avant que Hans Vanaken, d’une tête sur un centre de Castagne, ne ramène l’égalité pour la Belgique. Malgré la supériorité belge en possession, l’expulsion d’un joueur en fin de match a mis un frein à leur domination.  Dans le même temps, la Suisse s’est donné une belle marge de manœuvre pour s’approcher du Mondial en battant la Suède 4-1. Breel Embolo a ouvert le score dès la première demi-heure, suivi d’un penalty transformé par Granit Xhaka, puis de nouveaux buts signés Dan Ndoye et Johan Manzambi dans les arrêts de jeu. Cette victoire, très convaincante, place les Suisses en tête de leur groupe avec un matelas précieux face à leurs concurrents directs.

Par ailleurs, le Danemark, en tête de son groupe, a été surpris par la Biélorussie lors d’un match disputé au Parc enflé de chances. Les Danois avaient pourtant pris l’ascendant grâce à un but de Mikkel Damsgaard, mais Valeri Gromyko et Nikita Demchenko, d’une frappe serrée, ont permis aux visiteurs d’arracher un nul 2-2, changeant la dynamique du groupe C dans une soirée plus serrée qu’attendu. Enfin, la Grèce a battu l’Écosse 3-2, dans un match à rebondissements où les hommes en bleu ont su faire preuve d’opportunisme et de caractère pour résister à une réaction écossaise tardive.

Le Portugal en roue libre

Le 16 novembre a été dominé par l’énorme performance du Portugal, qui s’est imposé 9-1 contre l’Arménie et a garanti sa place pour la Coupe du monde 2026. Dès le début du match, Renato Veiga a donné le ton avec une tête rageuse, mais les Arméniens ont égalisé peu après, laissant entrevoir un scénario dramatique. Portugal n’a pourtant pas tergiversé : João Neves a marqué deux fois avant la pause, dont un coup franc somptueux, et Bruno Fernandes, sur penalty juste avant la mi‑temps, a porté le score à 5-1. En seconde période, les deux milieux ont achevé leur triplé respectif, tandis que Gonçalo Ramos et Francisco Conceição sont venus boucler la démonstration. Cette victoire ravive les ambitions lusitaniennes, prouvant que l’équipe, même sans Cristiano Ronaldo, dispose d’une profondeur et d’un talent redoutables.

Un « Messi » en Afrique

Le week-end a également été marqué par un moment symbolique : Lionel Messi a foulé les terres africaines, à Luanda, pour participer à un match amical très médiatisé à l’occasion du cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Angola. L’Argentine, championne du monde, était l’invitée d’honneur, avec une présence de prestige — Messi lui-même — qui a transformé la rencontre en un événement d’envergure. L’État angolais n’a pas lésiné sur les moyens, versant quelque 12 millions d’euros pour convaincre les Argentins de poser le pied sur le sol africain.  À son arrivée, le joueur argentin a été accueilli en héros : des fans ont déployé un tapis rouge, scandant son nom, tandis que les médias locaux rapportaient une ferveur sans pareil.  Sur le terrain, Messi n’a pas déçu : il a d’abord offert une passe décisive à Lautaro Martínez, puis a enchaîné en marquant lui-même en fin de match — portant encore un peu plus haut la magie d’un voyage à la fois sportif et diplomatique.  Cette visite n’est pas simplement un passage sportif : elle s’inscrit dans un geste fort de rapprochement entre l’Argentine et le continent africain, et souligne combien le football peut aussi servir de pont entre des histoires et des cultures

Moustapha BACHIROU

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