
L’Association camerounaise des professionnels du froid et climatisation vient de remporter un important Prix à la Conférence internationale des professionnels du froid à Ouagadougou au Burkina Faso les 12, 13 et 14 novembre 2025, où ils ont tablé sur l’avenir de leur métier en Afrique.
Comme l’année dernière en Tunisie, les membres de l’Association camerounaise des professionnels du froid et climatisation viennent de prendre part au congrès panafricain des professionnels du froid et climatisation au Burkina Faso où ils ont célébré la première conférence internationale sur la vulgarisation du froid en Afrique. Les professionnels du froid et climatisation se sont rendus compte combien dans plusieurs pays africains, cette activité professionnelle est presque méconnue ou alors sous-développée. Alain Tchoua Djeudji, Secrétaire général de l’Association des professionnels de froid et climatisation du Cameroun, constate pour le déplorer, que le froid et climatisation ne figurent dans aucune ligne budgétaire dans notre pays comme une activité prioritaire pouvant booster le développement, pourtant le froid et climatisation sont une activité professionnelle qui est au cœur de l’économie et notamment de l’industrie.
Les professionnels du froid et climatisation ont pensé célébrer cette première conférence internationale sur la vulgarisation du froid en Afrique, question de faire comprendre aux politiques que cette activité qui est considérée comme une option en Afrique, n’est pas une option à négliger. Alain Tchoua Djeudji croit dur comme fer que c’est cette option qui aidera l’Afrique à réduire les pertes post récoltes, promouvoir la santé pour tous, impulser une économie saine, et même un début d’industrialisation, et qui dit froid dit conservation. « Si nous ne conservons pas, nous ne pouvons pas avoir d’industrie, et l’industrie est à la base de tout développement dans un pays», martèle Alain Tchoua Djeudji qui estime que la première conférence africaine de froid qui vient de tenir à Ouagadougou, avait entre autres pour but de sensibiliser les politiques publiques à intégrer cette donne dans leurs programmes, et que nous puissions arriver à « une Direction de froid » dans tous les pays africains. Le froid est transversal, déclare Alain Tchoua Djeudji, dans la mesure où il appartient à tout le monde et il avec tout le monde. « On naît dans le froid, On meurt dans le froid, et pourtant nous l’ignorons».
Renforcement des capacités
Le second volet de cette conférence qui vient de se tenir à Ouagadougou était l’Assemblée générale africaine ; les associations des 54 pays africains ont planché sur l’avenir de leur activité professionnelle. Durant les trois jours de conférence, le Cameroun a été évalué et l’occasion pour le Sg de dire combien « Au Cameroun nous organisons des séances gratuites de renforcement des capacités, nous travaillons en collaboration avec l’ensemble du gouvernement et d’ailleurs le gouverneur de la région du Littoral nous assiste dans ce que nous faisons comme activité au Cameroun ». Alain Djeudji reconnait par ailleurs que leur association est assistée également par le Minader, le Minsanté, le Minpmeesa, le Minhdu, le Minmidt, le Minepded, sans oublier l’Anor.
Sur le plan éducationnel, l’association collabore avec le ministère des enseignements secondaires dans le but d’asseoir une bonne formation professionnelle des élèves de l’enseignement technique dans le froid et climatisation, de même qu’avec le ministère de l’enseignement supérieur. Le Cameroun a ainsi obtenu le premier Prix, pour le fait de travailler en collaboration avec les politiques publiques.
Rodrigue TCHOKOUAHA



