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Futsal: Le Cameroun s’effondre face à l’Angola

Dans un Palais polyvalent des Sports de Yaoundé longtemps acquis à leur cause, la sélection nationale masculine a été balayée par une équipe angolaise impériale (0-12) lors du match aller du dernier tour qualificatif pour la Can « Maroc 2026 ».

L’apprentissage du haut niveau est parfois brutal, et la sélection nationale de futsal du Cameroun en a fait l’amère expérience hier mardi 3 février 2026. Dès le coup d’envoi à 17h00, le fossé séparant les deux nations a sauté aux yeux. Là où le Cameroun, dirigé par le sélectionneur Louis René Épée dont l’équipe avait accédé au second tour grâce à une qualification sur tapis vert avant de se voir opposer à l’Angola a tenté de compenser par l’envie, l’Angola a répondu par une science du placement et une fluidité collective chirurgicale.

Les Palancas Negras, aguerris dans les joutes internationales et préparés pour ce rendez-vous, ont verrouillé chaque espace, étouffant les rares velléités offensives locales avant de frapper en contre-attaques fulgurantes. La différence technique et tactique a été saisissante, les visiteurs dominant toutes les phases de jeu et imposant un rythme que les Lions n’ont jamais réussi à perturber.

Domination totale !

Le score, qui a grimpé de manière exponentielle au fil des minutes, reflète une domination totale : pressing haut, permutations incessantes et une précision clinique devant le but. À la pause, l’affaire était déjà classée, transformant la seconde période en un long calvaire pour la défense camerounaise, incapable de stopper l’hémorragie.

Un déficit de préparation criant

Si cette déroute historique interpelle, elle met surtout en lumière les lacunes structurelles du futsal camerounais. Qualifiés sans jouer la première manche après le forfait du Soudan du Sud, les Lions ont abordé ce choc sans véritable mise en condition compétitive face à des adversaires taillés pour ces échéances. Dans le jeu, on a observé des Camerounais souvent hors sujet, dépourvus de maîtrise technique et de coordination, même dans les phases les plus basiques de contrôle et de circulation de balle. Ces errements ont constitué un pain béni pour les Angolais, qui n’ont jamais semblé en difficulté au fil de la rencontre.

À l’inverse, l’Angola a déroulé sans pression, confirmant par sa maîtrise globale pourquoi elle figure parmi les sélections de futsal les plus respectées du continent. Cette domination s’inscrit dans une dynamique plus large de préparation et d’expérience accumulée dans les compétitions africaines.

Avec douze buts de retard, la qualification pour la phase finale au Maroc relève désormais de la science-fiction. Le match retour, programmé à Luanda le 7 février, s’annonce comme une épreuve de caractère pour les hommes de Louis René, qui devront avant tout laver l’affront et montrer un visage plus digne de l’écusson qu’ils arborent.

Au-delà du résultat, ce « massacre de Yaoundé » pose la question de la pérennisation et de l’investissement dans les disciplines de salle au Cameroun. Alors que d’autres sélections comme les Lionnes Indomptables féminines ont récemment décroché des performances notables en futsal sur la scène continentale dont une médaille de bronze lors de la Can féminine 2025 l’équipe masculine semble encore en construction, loin des exigences internationales.

Moustapha BACHIROU

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