
C’est ce que vise la coordination régionale du Mouvement réformateur (Mr), dont la rencontre tenue le 17 janvier dernier au siège de ladite formation politique avec les hommes et femmes de médias a permis de faire une déclaration relativement à la situation actuelle post-électorale du 12 octobre 2025.
Selon l’objectif du Mouvement réformateur, il est question de changer le politique et changer la politique. Ce qui appelle à l’engagement et à la mobilisation citoyenne car, « il est question de renverser la donne que le parti au pouvoir tient à maintenir depuis quarante et quatre ans. Il n’est plus question d’être des absents dans ces différentes instances, mais d’imposer la vision du Mouvement réformateur qui projette une société du bien-être pour l’ensemble des citoyens. Aujourd’hui, les camerounais vivent dans la phobie, fuient le débat citoyen, abandonnent la politique malgré leurs conditions de vie. Il est question de changer la façon de faire du parti au pouvoir et c’est le moment », explique Olivier Mfegue, président régional du Mouvement réformateur qui a réuni ses camarades pour lancer une mobilisation citoyenne. Bien avant, il a brossé un tableau de la situation réelle du Cameroun. « La vie chère menace le panier de la ménagère, il manque de l’eau, de l’électricité, les routes sont impraticables, l’accès aux soins sanitaires est difficile pour les camerounais aux revenus modestes voire sans revenus. La corruption est galopante ruine le pays, l’économie locale est tournée juste à une économie de consommation rendant ainsi l’import-substitution un simple slogan. Le tribalisme et la haine entre les citoyens est bien entretenu par le politique. La situation post-électorale reste crispée, ce qui créé un climat de l’éther dans le pays », confesse-t-il.
Volonté d’une transformation sociale
Face à tout ceci, il est question de déconstruire tout ce que nous observons depuis plusieurs années. Et ceci ne passera que par leur présence effective à l’Assemblée nationale et l’occupation des exécutifs communaux. Pour Olivier Mfegue, « les hommes, femmes et jeunes doivent prendre leur destin en main, en participant aux choix de leurs dirigeants. Le mouvement réformateur leur donne cette opportunité pour les prochaines élections législatives et municipales. Une occasion d’être acteur et non spectateur car, le spectateur le plus souvent n’a aucun trophée. Il n’est plus question de subir, mais de participer à l’édification d’un Cameroun nouveau à travers votre parti ». Car, pour le président national Samuel Bilong, il est question de sauver la république et la démocratie au bénéficie de la paix. Pour lui, « c’est transcender nos clivages régionaux, ethnolinguistiques, socioprofessionnels, religieux, générationnels autour de ce mouvement ». La mobilisation des jeunes pour la conquête du parlement est indispensable, un vote sanction indiquera qu’assez c’est assez, il faut sauver la république. L’union pour une majorité parlementaire appelle les jeunes à s’y investir. C’est une mobilisation ferme et résolue, c’est donc une réelle volonté de transformation sociale.
Jacques Pierre SEH



