
Le président syrien Ahmed al Charreh était mercredi 28 janvier au Kremlin, où il a rencontré Vladimir Poutine. C’est la deuxième visite à Moscou du nouvel homme fort de Syrie où, officiellement, les deux hommes ont parlé de la poursuite de leurs relations bilatérales.
Beaucoup a été fait pour rétablir nos relations interétatiques, s’est félicité Vladimir Poutine, en accueillant son homologue syrien. Le président russe s’est également dit satisfait de voir se poursuivre les échanges entre Moscou et Damas dans la nouvelle réalité que connaît la Syrie, remerciant Ahmed al-Charaa d’être venu en parler. Et ce ne sont pas les sujets qui manquent. Les deux hommes ont parlé d’aide humanitaire, de médecine, de reconstruction du pays ou encore de la présence militaire russe en Syrie.
L’occasion pour Vladimir Poutine d’assurer au président syrien que Moscou soutenait ses efforts pour rétablir l’intégrité territoriale du pays, face notamment aux milices kurdes qui progressent dans le nord-est du pays, contraignant depuis quelques jours les forces russes à quitter l’aéroport de Qamichli qu’elles utilisaient depuis 2019. L’information n’a pas été confirmée par le Kremlin mais certains politologues russes n’hésitent pas à affirmer que ces troupes rejoignent la base aérienne de Heimim que Moscou semble conserver en Syrie, tout comme la base navale de Tartous. À l’heure où les tensions s’accroissent autour de l’Iran, les signaux envoyés par Moscou à son allié syrien démontrent que la Russie n’a pas l’intention d’être mise sur la touche.
Source: Rfi



