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Grammy Awards: Une cérémonie marquée par des prises de position anti-Trump

Les 68e Grammy Awards viennent de s’achever à Los Angeles. Bad Bunny en a été la superstar. Le roi du reggaeton devient le premier artiste à chanter en espagnol à remporter le Grammy de l’album de l’année. Comme un message envoyé par le monde de la musique à l’administration Trump.

Ce n’était initialement pas le prix le plus important de la soirée : le Grammy du meilleur album de musique latine urbaine. Mais Bad Bunny a prononcé le discours le plus marquant de la cérémonie, rapporte notre correspondant à Los Angeles, Loïc Pialat. « Avant que je remercie Dieu, je veux dire ICE Dehors. Nous ne sommes pas des sauvages, nous ne sommes pas des sauvages, nous ne sommes pas des étrangers. Nous sommes des êtres humains et des Américains », a lancé le chanteur qui a ensuite raflé le prix de meilleur album de l’année pour Debi Tirar Mas Fotos. Le premier disque en espagnol à décrocher ce trophée.

La tournée du Portoricain ne passe pas par les États-Unis, justement à cause de ICE, la police américaine de l’immigration. Mais il se produira dans six jours à la mi-temps du Super Bowl et son discours d’hier risque d’agacer encore plus ceux qui, comme Donald Trump, ne veulent pas l’entendre lors de l’événement le plus regardé du pays.

Chanson de l’année pour Billie Eilish

Billie Eilish l’a suivi sur scène, badge « ICE Out », ICE dehors, sur sa robe. La jeune Californienne a gagné le Grammy de meilleure chanson de l’année avec Wildflower. Le dixième de sa carrière, mais ce n’était pas sa préoccupation du moment. « Il n’y a pas de sans-papier dans un territoire volé. Je crois qu’il faut continuer à se battre, à parler et à manifester », a-t-elle affirmé.

Trevor Noah, le maître de cérémonie, ancien présentateur de l’émission satirique, a sauté sur l’occasion. « C’est un Grammy que chaque artiste veut au moins autant que Trump veut le Groenland. Mais c’est logique. Il lui faut une autre île pour traîner avec Bill Clinton maintenant que celle de Jeffrey Epstein n’existe plus ! »

Ces 68e Grammy Awards ont été la cérémonie de remise de prix la plus politique depuis le retour au pouvoir de Donald Trump au pouvoir.Le président américain n’a pas tardé à réagir aux propos de l’humoriste Travor Noah, le menaçant de poursuites judiciaires.  L’animateur Trevor Noah « a déclaré, À Tort à mon sujet, que Donald Trump et Bill Clinton avaient passé du temps sur l’île d’Epstein. FAUX !!! », a écrit le président sur son réseau Truth Social à peine la cérémonie terminée à Los Angeles. « Je ne peux pas parler pour Bill, mais je ne suis jamais allé sur l’île d’Epstein, ni même quelque part à proximité, et jusqu’à cette fausse et diffamatoire déclaration de ce soir, personne ne m’a jamais accusé d’y avoir été, même pas les médias qui diffusent de fausses affirmations », a affirmé Donald Trump. « Noah, ce parfait raté, ferait mieux de se renseigner correctement, et vite. Il semble que je vais envoyer mes avocats poursuivre ce pauvre maître de cérémonie pathétique, sans talent et complètement idiot, et le poursuivre pour beaucoup d’argent », a-t-il menacé. « Prépare-toi Noah, je vais bien m’amuser avec toi ! », a conclu Donald Trump.

Les principales récompenses pour les Grammy Awards 2026

Voici les principales récompenses décernées dimanche lors de la 68e édition des Grammy Awards à Los Angeles. Le Portoricain Bad Bunny – à seulement 31 ans – est devenu le premier artiste chantant en espagnol à remporter le Grammy de l’album de l’année, tandis que le rappeur américain Kendrick Lamar s’est vu décerner cinq Grammys dont celui de l’enregistrement de l’année.

M.B avec Rfi

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