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Hommage: Ayang Luc, l’éternel serviteur de la République

 Les obsèques officielles de l’ancien Premier ministre et président du Conseil économique et social, ont débuté hier à Yaoundé et se poursuivent ce week-end à Doukoula, son village natal.

Le Cameroun vit un moment de recueillement national à la hauteur de l’homme d’État qu’a été Ayang Luc. Décédé le 14 octobre 2025 à Bruxelles à l’âge de 78 ans, l’ancien Premier ministre et président du Conseil économique et social pendant plus de quatre décennies a entamé son dernier voyage ce jeudi 20 novembre à Yaoundé. Le président Paul Biya, par décret, a institué des obsèques officielles en son honneur, soulignant ainsi l’importance de son rôle dans l’architecture républicaine. La levée de corps à la morgue de l’Hôpital général de Yaoundé a marqué le début des cérémonies. Le cortège s’est ensuite dirigé vers le siège du Conseil économique et social, où un hommage institutionnel a été rendu à celui qui en fut le président depuis 1984. La messe célébrée à la Basilique mineure de Mvolyé a rassemblé une foule nombreuse, composée de membres du gouvernement, de diplomates, de représentants des institutions sous-régionales et d’une population venue témoigner son attachement à cette figure emblématique.

Constance et fidélité

Le soir, une veillée s’est tenue à la résidence familiale d’Olezoa, dans une ambiance de recueillement profond. Ce vendredi, le cortège funèbre a quitté Yaoundé pour Doukoula, dans le département du Mayo Danay, région de l’Extrême-Nord. À son arrivée à Maroua-Salak, la dépouille a été accueillie par les autorités traditionnelles et administratives. Le corps a ensuite été installé à la chefferie de Doukoula, où une seconde veillée est prévue. Les cérémonies officielles se poursuivront samedi 22 novembre avec des rites traditionnels, une messe et des témoignages.

L’inhumation se fera dans la stricte intimité familiale, conformément aux volontés du défunt. Ayang Luc laisse l’image d’un homme d’État discret mais influent, dont la longévité politique est saluée au-delà des frontières. Président du Conseil économique et social pendant 41 ans, il a traversé les régimes avec constance et fidélité. Comme le souligne le site Cameroon Tribune, « il fut la cinquième personnalité de l’État, mais surtout un homme de dialogue et de stabilité ». Le Cameroun perd un sage, un bâtisseur, un homme de devoir. Mais son héritage, lui, demeure.

Michel NONGA

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