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Indignation: Project C condamne l’assassinat d’État d’Anicet Ekane

L’intégralité de la Déclaration qui fait appel au peuple camerounais et à la communauté internationale – gouvernements, défenseurs des droits humains, Nations unies, Union africaine, Union européenne et institutions financières internationales – afin qu’ils reconnaissent la gravité de la mort dans des circonstances troubles.

« Project C condamne sans équivoque la mort tragique d’Anicet Ekane, respecté fondateur et président du parti politique Manidem, décédé en détention sous le régime Biya. Le décès de M. Ekane n’est pas qu’un sujet de vive préoccupation – il constitue une violation des principes fondamentaux des droits humains, de l’État de droit, et de la dignité universelle due à chaque citoyen. Les premiers rapports et témoignages de ses représentants légaux confirment que M. Ekane a été privé d’accès aux soins médicaux essentiels, y compris à l’oxygène vital, en dépit des appels répétés de ses avocats et de sa famille. Cette négligence délibérée représente une violation flagrante de la Déclaration universelle des droits de l’homme (articles 3 et 5), qui garantit le droit à la vie et la protection contre la torture, ou tout traitement cruel, inhumain ou dégradant. Nous sommes clairs : ce qui est arrivé à Anicet Ekane relève, en droit international, du crime d’État – un crime permis et exécuté par des institutions censées protéger, non persécuter. En usant de l’appareil étatique pour faire taire une voix d’opposition par une inhumanité délibérée, les responsables ont violé les Conventions de Genève et la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, qui garantissent le droit à un traitement équitable et la présomption d’innocence.

Project C fait appel au peuple camerounais et à la communauté internationale – gouvernements, défenseurs des droits humains, Nations unies, Union africaine, Union européenne et institutions financières internationales – pour qu’ils reconnaissent la gravité de cet acte. Fermer les yeux, c’est normaliser une telle brutalité, ce qui menace le socle même de la société civile et de l’ordre démocratique. L’histoire nous rappelle que la violence impunie des puissants ne peut mener qu’à davantage d’injustice, une plus grande instabilité, et la misère pour des millions de personnes.

Nous exigeons par conséquent :

Une enquête immédiate et transparente sur la mort d’Anicet Ekane, avec des comptes à rendre au plus haut niveau de l’État.

La libération sans condition de tous les détenus politiques incarcérés pour avoir exercé leurs droits fondamentaux à la liberté d’expression et de réunion.

L’abolition des tribunaux militaires spéciaux utilisés pour cibler les dissidents politiques et éliminer l’opposition.

Des sanctions concrètes par la communauté internationale contre toutes les personnes et entités impliquées dans la planification, la commission ou la dissimulation de cet abus.

Le seul “crime” de M. Ekane était d’exercer son droit – garanti par le droit international et la loi camerounaise – de participer pacifiquement à la vie politique de son pays. Pour cela, il a payé de sa vie. Nous refusons que son sacrifice soit vain. Ce n’est pas seulement la perte d’un homme. C’est une attaque contre le droit de chaque Camerounais de s’exprimer, de se réunir et d’espérer un avenir meilleur.

Project C appelle les Camerounais et nos partenaires à travers le monde à s’unir contre l’oppression et l’impunité. Nous devons exiger – non seulement justice pour Anicet Ekane mais aussi pour la dignité et la liberté de chaque citoyen – que de tels crimes ne puissent jamais s’enraciner dans notre Nation.

Que le courage de M. Ekane soit un flambeau. Que sa mémoire renforce notre détermination. Vive la résistance pour un Cameroun démocratique et libre !».

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