le_messager_Logo-removebg-preview

Jeux de la Solidarité islamique 2025: La moisson camerounaise à Riyad

Vendredi dernier, s’est achevée à Riyad, en Arabie saoudite, la 6 édition des Jeux de la Solidarité islamique. Le bilan pour la délégation camerounaise est de dix médailles, un résultat qui confirme le positionnement du pays parmi les nations sportives crédibles de l’espace islamique.

Une moisson à double vitesse. Avec 2 médailles d’or, 2 d’argent et 6 de bronze, la délégation camerounaise termine aux environs de la 18ᵉ à 20ᵉ place au tableau général, selon les sources.  Les deux titres suprêmes sont venus de l’athlétisme : au lancer du disque féminin, Nora Atim Monie s’est imposée avec un jet mesuré à 57,04 m, devançant la favorite nigériane.  Sur le 200 mètres masculin, Emmanuel Eseme Alobwede a apporté la seconde médaille d’or au Cameroun, confirmant son statut de sprinteur d’élite.

Polychrome : judo, escrime, athlétisme, karaté…

Au-delà des victoires en athlétisme, le Cameroun a creusé son impact dans plusieurs disciplines. Une médaille d’argent est revenue à Georgika Wesly Djengue Moune en judo (catégorie –78 kg), tandis qu’un autre métal précieux est l’œuvre de Hervege Kolle Etame, finaliste au 100 m dames.  Six médailles de bronze complètent la moisson : elles concernent le karaté (cat. –61 kg), l’escrime, l’athlétisme (notamment sur 400 m haies et 100 m hommes via Emmanuel Eseme, plus le 200 m dames pour Etame).  Ainsi, la performance camerounaise s’appuie sur une variété de talents, révélant un collectif capable d’exister dans des sports diversifiés.

Un bilan en demi-teinte — mais encourageant

Même si la moisson de 2025 marque un léger recul par rapport à l’édition précédente (2022 en Turquie), où le Cameroun avait remporté 14 médailles, les résultats à Riyad confirment néanmoins la compétitivité de la délégation camerounaise.  Malgré la perte des droits d’organisation — l’édition 2025 avait initialement été attribuée à Yaoundé — le pays a su mobiliser 49 athlètes engagés dans près d’une dizaine de disciplines, démontrant résilience et ambition.  Sur le plan international, cette édition a été largement dominée par Turquie, suivie de Ouzbékistan et de Iran, tandis que le pays hôte, l’Arabie Saoudite, a fini 4ᵉ au classement général.

Travailler pour progresser

Si l’écart avec la précédente édition se mesure en nombre de médailles, les performances individuelles — à l’image de celles de Nora Atim Monie et Emmanuel Eseme — donnent des motifs de fierté et surtout d’espoir. Elles constituent des signaux positifs pour les prochaines échéances sportives internationales. Le talent est là, l’engagement aussi. Pour peu que les structures nationales, le suivi et l’accompagnement des athlètes soient renforcés, le Cameroun pourrait non seulement retrouver son rang d’antan mais l’améliorer encore.

Moustapha BACHIROU

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Suivez-nous :

Actualités

Espace Newsletters

Retour en haut