
À l’aube d’une saison 2026 placée sous le signe de la performance et de l’exigence, la Fédération camerounaise de judo (Fecajudo) par la voix de son président a affirmé son intention de hisser la discipline à un niveau supérieur, avec pour objectif affiché de multiplier les ippons et de marquer durablement les tableaux de résultats sur la scène africaine et internationale.
La saison 2026, décrite comme un « véritable tournant » pour le judo camerounais, ne se résumera plus à une simple participation aux compétitions, mais à une quête affirmée de performance et de résultats tangibles. L’élan est donné : il ne s’agit plus seulement de figurer mais de décrocher des victoires décisives et de viser l’ippon à chaque rencontre, synonyme de domination technique et de force stratégique dans ce sport de combat. Les performances enregistrées en 2025 ont servi d’étincelle à cette offensive. Sur le plan continental, le Cameroun a brillé avec une moisson de médailles aux championnats africains, récoltant un ensemble de distinctions, dont plusieurs podiums remportés par des judokas tels que Biami Zita Ornela, qui s’est illustrée dans la catégorie –70 kg. Cette dynamique sportive est venue confirmer le potentiel et la compétitivité des athlètes nationaux face à une opposition africaine de plus en plus relevée.
Une saison 2026 calibrée vers la haute performance
Pour répondre à ces ambitions, la Fecajudo a mis en place un programme d’activités complet, articulé autour de nombreux rendez‑vous tant nationaux qu’internationaux. L’objectif est de créer un rythme de compétitions soutenu qui permette à la fois de maintenir les athlètes en situation de combat régulière et de tester les stratégies élaborées par les encadreurs techniques. Ce calendrier diversifié doit offrir des opportunités de confrontation avec des judokas de haut niveau tout en consolidant l’expérience des compétiteurs camerounais dans des contextes variés et exigeants. Alain Christian Kingue, président de la Fecajudo et son équipe ont également souligné l’importance de renforcer la formation au cœur même des structures locales. L’année 2026 sera marquée par l’essor d’initiatives dédiées à la professionnalisation des entraîneurs et des cadres techniques, afin d’harmoniser l’encadrement des athlètes dès les catégories de base.
Cette approche intégrée vise à assurer une progression cohérente des judokas depuis leurs premiers pas sur le tatami jusqu’aux grandes échéances internationales, en passant par une préparation physique, tactique et mentale adaptée aux exigences du haut niveau. La gestion de la santé des athlètes constitue un autre pilier de ce plan d’action. Le suivi médical, la prévention des blessures et la récupération constituent désormais des composantes indissociables de la stratégie fédérale, conscientes que la compétitivité passe aussi par une préparation globale respectueuse des contraintes physiques que requiert le judo.
L’enjeu continental et l’horizon olympique
La feuille de route dessinée pour 2026 n’omet pas les grandes échéances qui se profilent au‑delà de l’année en cours. Dans un contexte où l’Afrique renforce sa présence sur la scène mondiale du judo, des compétitions d’envergure, telles que les Championnats du monde par équipes organisés à Kinshasa, restent des objectifs stratégiques pour les judokas camerounais désireux de se mesurer aux meilleures nations du continent.
Ce calendrier panafricain doit servir de tremplin vers les rendez‑vous mondiaux et les qualifications aux Jeux Olympiques de Los Angeles en 2028, où le défi sera encore plus élevé. Pour y parvenir, la Fecajudo mise sur une structure dynamique dans laquelle chaque combat est préparé comme une pièce d’un puzzle plus vaste : celui de placer le Cameroun dans le club des nations qui comptent dans le judo international.
Moustapha BACHIROU



