
La nouvelle a été rendue publique le 11 janvier dernier à Yaoundé devant la presse par le président du Parti écologique du Cameroun (Pec).
Le Pec est à coup sûr vent debout pour bousculer l’échiquier politique national lors des prochaines élections couplées législatives et municipales. « Nous les écologistes, nous avons décidé lors de ces élections d’investir des candidats dans toutes les circonscriptions du Cameroun. C’est pour cela que nous demandons à nos concitoyens de voter massivement pour les listes écologistes lors de ces élections législatives et municipales », a déclaré Éric Ngueguim avant de confier qu’il sera candidat aux législatives dans le département de la Menoua pour changer les choses et que l’objectif pour eux est que tous ceux qui se reconnaissent dans l’écologie, tous ceux qui veulent changer le Cameroun à travers les valeurs de l’écologie sont les bienvenues. « Nous sommes là pour investir les candidats. Je lance un appel solennel et global à tous nos citoyens dans toutes les dix régions du pays »,, a rappelé l’homme politique. Il a par ailleurs souligné que la Menoua sera pour les écologistes un laboratoire.
Il est dès lors important d’être à l’Assemblée nationale pour participer aux changements des lois qui président au développement du Cameroun. Sans changement réel au niveau de la réglementation, il serait difficile d’implémenter la politique écologique au Cameroun qui est la véritable politique sociale selon le parti politique qui lutte pour la préservation de l’environnement. Dans notre pays, a-t-il poursuivi, le social a toute sa place. « Nous avons une population qui ne prend pas trois repas par jour, il faut financer cela. Nous avons au niveau de la santé, un plateau technique qui n’est pas adéquat, les citoyens n’ont pas les moyens dont il faut financer la santé ; ce sont des projets sociaux qu’il faudrait que le gouvernement puisse mette en œuvre », a-t-il énuméré entre autres.
Inscriptions massives sur les listes électorales
Face aux professionnels des médias, l’ingénieur passionné par l’environnement et le climat décide de participer au développement du Cameroun à travers la politique de la décentralisation écologique. Il appelle ses concitoyens à s’inscrire massivement sur les listes électorales et d’aller autant voter le jour du scrutin. Il a rappelé aux citoyens que les élections législatives et municipales sont un enjeu majeur pour le Cameroun « Il faut comprendre que la deuxième élection la plus importante dans un pays après l’élection du président de la République est l’élection du maire. Il faut le même engouement pour aller voter comme nous l’avons eu lors de l’élection présidentielle. Exercer le pouvoir politique au service de nos concitoyens n’est pas uniquement l’élection présidentielle. C’est aussi agir localement car avec la décentralisation administrative que l’Etat a mis en place, il est important que nos citoyens comprennent que les élections législatives et municipales sont un enjeu majeur au même titre que l’élection présidentielle et qu’il est important que les Camerounais se mobilisent massivement », a-t-il confié à la presse.
Bien entendu, avec la décentralisation, il est opéré une délocalisation des compétences parce que l’Etat central ne gère plus tout. « Si nous ne faisons pas des choix qu’il faut au niveau des collectivités territoriales décentralisées, au niveau des mairies, ce serait très compliqué pour nous de pouvoir incarner un véritable changement au niveau du Cameroun » a poursuivi celui qui mise sur l’émergence du Cameroun sous le prisme écologique avant d’indiquer que le pays a des problèmes d’eau potable, d’accès à l’énergie, d’éducation et que c’est une urgence de mettre en place une vraie décentralisation dont le peuple est concerné.
Quelques spécificités des écologistes
Éric Ngueguim n’est pas allé par quatre chemins pour dire qu’il n’aime pas le terme opposant. « Je suis un parti politique contributeur. Je contribue pour mon pays. Opposant, majorité, ne veulent rien dire. Il faut servir son pays là où on se trouve », a livré l’homme tout optimiste de sa mission au Cameroun. Dans ce sens, il a souligné que son parti est là pour servir. « Nous apportons des solutions contributrices pour améliorer les conditions de vie de nos concitoyens. Voilà notre rôle C’est ce que nous faisons. Je propose la loi sur le changement climatique au niveau de l’Assemblée nationale, tout le monde l’attend. J’étais à la Cop 30 au Brésil pour défendre le Cameroun. En tant que président du parti écologique. Je suis là pour servir le Cameroun, tous les écologistes sont là également pour cela, à tous les niveaux : national, au niveau local, notamment les mairies pour améliorer les conditions de vie des populations ». Par la suite, il a rappelé que les citoyens d’un pays demandent trois choses : l’accès à l’énergie, les meilleures conditions de santé et une bonne éducation. Une éducation accessible pour nos enfants et moins chère. Pour cela, il faut un programme social, ce que nous proposons, les lois écologistes.
En ce qui concerne la question spécifique de l’énergie, il a confié avoir dit au Chef de l’État en 2015 à la Cop 21 à Paris qu’il fallait une décentralisation de l’énergie avant la décentralisation administrative. « J’ai été écouté à moitié car vous voyez -vous quelle administration peut fonctionner dans l’énergie », s’interroge -t-il et d’ajouter que le Cameroun est l’un des rares pays au monde capable de développer toutes les formes des énergies renouvelables. Dans le nord du pays, il y a un double potentiel. Un potentiel venteux et un potentiel solaire. « A Yaoundé où nous sommes, c’est une ville à 7 collines. Pourquoi ne pas développer l’énergie éolienne pour rendre la ville de Yaoundé autonome ? La question se pose. C’est une question politique. Je prends le cas de Kribi. C’est une station balnéaire. On peut développer l’éolien off-shore car on a la mer. Aujourd’hui, il faut décentraliser l’énergie. Le Cameroun a dix régions et toutes ces régions ont chacune des potentiels en énergie renouvelable. L’énergie renouvelable qu’on peut développer au Centre n’est pas la même chose à l’Ouest », conclut-il.
Léopold DASSI NDJIDJOU



