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Libre circulation en zone Cemac: Un débat nécessaire pour accélérer l’intégration

En marge de la Journée internationale des migrants célébrée le 23 décembre dernier, une conférence-débat organisée par Grami-Ac en partenariat avec Terre Solidaire a rassemblé experts et acteurs de la société civile. L’objectif : interroger les réalités et les perspectives de la libre circulation des personnes au sein de l’espace Cemac, un pilier fondamental pour une intégration régionale réussie.

La rencontre tenue symboliquement en marge de la Journée internationale des migrants, a été orchestré par le Groupe de recherche et d’action sur les migrations en Afrique Centrale (Grami-Ac), en partenariat avec l’Ong Terre solidaire. Dès l’arrivée des participants, une atmosphère d’attente constructive s’est installée, préfigurant des échanges nourris sur une thématique cruciale pour le développement et la cohésion de la sous-région. Après les formalités d’accueil et de présentation, le point focal de Grami-Ac a prononcé le mot de bienvenue et introduit la thématique de la journée. Ses propos introductifs ont certainement planté le décor en rappelant le paradoxe central : malgré les textes communautaires existants, la circulation des personnes et des biens dans l’espace Cemac se heurte encore à de nombreux obstacles administratifs, sécuritaires et parfois socioculturels. Cette mise en contexte a servi de prélude à un débat essentiel sur la conciliation entre souveraineté nationale et impératifs d’intégration régionale.

Un dialogue franc sur les obstacles persistants

Le cœur de la matinée a été occupé par une session d’échanges interactifs et de discussions ouvertes, modérée avec expertise. Les participants, issus probablement de la société civile, du monde académique et peut-être de certaines institutions, ont pu partager leurs analyses et expériences de terrain. Les discussions ont dû porter sur la lourdeur des contrôles aux frontières, les difficultés d’accès aux titres de séjour communautaires, ou encore les entraves à la reconnaissance mutuelle des diplômes et qualifications. Ces barrières, souvent vécues au quotidien par les citoyens, freinent non seulement la mobilité mais aussi le potentiel économique et l’échange culturel au sein de la communauté. Les échanges ont dû souligner que sans une libre circulation effective, l’intégration économique reste un vœu pieux, limitant la création d’un marché régional dynamique et inclusif.

Vers une feuille de route pour une mobilité effective

La synthèse et la conclusion du modérateur, suivies du mot de fin des partenaires administratifs et internationaux, ont permis de dégager des pistes de réflexion et d’action. Il en est ressorti la nécessité d’un plaidoyer renforcé auprès des instances de la Cemac pour une application stricte et harmonisée des protocoles existants. La sensibilisation des forces de l’ordre et des administrations nationales aux droits liés à la circulation communautaire apparaît également comme un levier majeur. Enfin, le rôle des organisations de la société civile, comme Grami-Ac et Terre Solidaire, a été réaffirmé comme essentiel pour documenter les entraves, accompagner les migrants et porter la voix des citoyens auprès des décideurs. La conférence a ainsi fonctionné comme une caisse de résonance pour des préoccupations partagées, mais aussi comme un incubateur d’idées concrètes.

Moustapha BACHIROU

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