
Le décryptage du Pdg & Fondateur du Cabinet Lft International, Expert en conseil en investissements immobiliers de luxe pour sportifs et investisseurs et non moins Manager de sportifs professionnels.
Beaucoup de fédérations et organisations de défense des intérêts des sportifs professionnels et singulièrement dans le football soutiennent ce débat. Celui de faire prendre conscience aux athlètes de haut niveau qu’ils sont en eux-mêmes des entreprises dont ils sont par ailleurs les patrons. Dans la dernière actualité du monde des stars du ballon rond, l’ancien défenseur central de l’équipe de France, Marcel Desailly, 56 ans, (116 sélections – 3 buts) se dirait quasi ruiné. Le journal français, Le Parisien révèle qu’il traverse une période compliquée. Ce qui vient conforter les études du Cabinet Schips Finance et de l’Unfp selon lesquelles 50 % des footballeurs rencontrent des difficultés financières dans les cinq (05) ans suivant leur retraite. Pire, 80 % des stars de la Nfl et 60 % des légendes de la Nba perdent toute leur fortune après leur carrière. Un constat qui appelle à une intervention sectorielle urgente. Celui de se poser la question suivante : Pourquoi tant de sportifs rencontrent-ils des difficultés post-carrière ? Et les études font le constat que les causes vont chercher sur : – des carrières courtes et imprévisibles (blessures, contrats non renouvelés) ; un manque d’éducation financière qui ne permet pas à 88 % des athlètes à préparer leur retraite, une pression sociale donnant lieu à des dépenses excessives, avec en primes des aides familiales obligées ; mais aussi ils sont victimes d’arnaques et de mauvais investissements dus à des Conseillers véreux, et placements risqués.
Or, pour Louis Fernand Tchameko, Pdg & Fondateur de du Cabinet Lft International, Expert en conseil en investissements immobiliers de luxe pour sportifs et investisseurs, et Manager de sportifs professionnels, cela se résume par le fait que : « Oui, un footballeur professionnel est, sans toujours en avoir conscience, le Pdg d’une ‘«Sarl à durée déterminée » dont il est l’actif principal et unique ». Cette entreprise a des caractéristiques uniques : – Un Chiffre d’affaires élevé mais très concentré dans une période courte (10-15 ans max) ; – Un actif corporel principal (le corps) sujet à des « pannes » imprévisibles (blessures) ; – Une date de péremption connue (la retraite sportive vers 35-40 ans) ; – Des dépenses importantes (agent, famille, train de vie, impôts). C’est pourquoi, après avoir pris conscience il est important que les sportifs professionnels adaptent une stratégie managériale de Pdgpour réussir cette entreprise et éviter la ruine. Selon le promoteur de Ltf International, cela passe par trois phases essentielles : – Gérer comme une entreprise en forte croissance ; – S’entourer d’une équipe de direction compétente et fidèle ; – Préparer la reconversion (la « transmission » de l’entreprise).
Pistes de solution
Pour cela, le sportif professionnel doit : – se former dès le premier contrat en effectuant des études (à distance), diplômes (commerce, management, coaching), apprentissage des langues. Beaucoup de ligues et syndicats proposent ce type de programmes ; – tester des secteurs pendant sa carrière en investissant dans des projets qui les passionnent (restauration, immobilier, tech, médias) mais de manière progressive et encadrée. Tout en évitant de jouer au businessman sans compétence. A cet effet, il est conseiller d’investir dans des fonds ou être partenaire silencieux avec des experts ; – Construire son réseau en dehors du football ce qui va faciliter la rencontrer des entrepreneurs, des investisseurs, des professionnels d’autres secteurs. Parce qu’on ne le dira jamais assez : « Votre réseau post-carrière est votre capital le plus précieux avec votre argent », insiste Louis Fernand Tchameko. Après quoi, le sportif professionnel doit pouvoir anticiper le choc psychologique. Ce qui nécessite de travailler avec un mental coach ou un thérapeute pour préparer la perte d’identité (« ex-footballeur ») et le changement de statut social. « Car investir dans son avenir, vivre avec modestie malgré les apparences, et préparer activement sa « seconde vie » bien avant le coup de sifflet final », voilà la clé que prescrit Lft International
Résister à la pression sociale
En outre, comme une entreprise classique avec à sa tête un Pdg, il doit constituer autour de lui une équipe professionnelle et compétente. Elle doit être constituée de : Un agent intègre dont les intérêts sont alignés avec les vôtres (pas seulement les commissions) ; Un gestionnaire de patrimoine/conseiller financier indépendant (pas lié à votre club ou à votre agent). Il doit être rémunéré à l’heure, pas en pourcentage des actifs sous gestion ; Un comptable/expert fiscal spécialisé dans le sport ; Un avocat pour les contrats. Mais aussi, investir dans l’actif principal : son corps, sa nutrition, sa récupération, sa prévention des blessures, son mental. Parce que : « C’est la R&D de votre entreprise », souligne Louis Fernand Tchameko.
A cela s’ajoute : la création d’un budget strict et vivre en dessous de ses moyens. Pour cela, il faut pouvoir résister à la pression sociale « tous azimuts ». La règle d’or est de considérer que seulement 30 à 50% de son salaire net est vraiment disponible pour le train de vie quotidien. Le reste est pour les impôts, l’épargne et les investissements. Et au final, être capable de diversifier ses revenus Asap en utilisant sa notoriété pour créer des revenus annexes (sponsorings intelligents, collaborations durables) qui pourront survivre à la carrière. « Le footballeur qui réussit sa transition est celui qui, très tôt, passe du statut de simple employé talentueux de son club à celui de Pdg stratège de sa propre entreprise-personne qu’il doit déléguer à des experts comme Lft International », Louis Fernand Tchameko.
Mohamed MOLUH



