
L’atelier d’évaluation finale du plan d’action régionale de lutte contre la corruption dans la région du Sud pour le compte de l’année 2025 s’est tenu du 02 au 04 décembre dernier en la salle des actes de la mairie d’arrondissement d’Ebolowa I sous la conduite du président de la Commission nationale anti-corruption (Conac) qu’assistait le gouverneur de la région.
Le constat est sans appel ! Le secteur privé comme public sont gangrénés par la corruption, dixit le président de la Conac, les résultats de l’évaluation du plan d’action régional l’attestent. Le Sud n’a jamais atteint 50 sur 100 pour cette lutte depuis 03 ou 04 ans. Ce qui confirme que tous les secteurs sont atteints. Beaucoup de projets mis en place par les pouvoirs publics en vue d’aider les populations à sortir de la pauvreté, plusieurs de ces projets sont devenus des sortes d’éléphants blancs. Pendant que les citoyens à la base continuent à être rongés par la misère. Les routes ne sont pas construites, les écoles non plus, les barrages pas entretenus, le phénomène de pourcentage perdure dans les services publics, sur la voie publique on parle de péage obligatoire. Comment comprendre ceci dans la mesure ou certains s’enrichissent bizarrement au détriment d’une pauvreté suicidaire pour les autres. Le génie développé pour entretenir les différents couloirs de corruption se créé au quotidien malgré tout ce qui est dit à propos. Il y’a donc une résistance de la part des services de l’état et de la nation.
Les gens semblent ne pas être sincères par rapport au travail fait sur le terrain. Le trafic d’influence et la proximité des décideurs encouragent ces personnes à demeurer dans leurs pratiques. Généralement, ils aiment à dire, « le pays nous appartient, nous sommes du bon côté ». Pour Dr Dieudonné Massi Gams, président de la Conac, « c’est bien cette attitude qui sape les efforts de développement de notre pays. La stratégie nationale de lutte contre la corruption a été élaborée et validée par le gouvernement et ses partenaires au développement. D’où la création des plans d’action régionaux question de favoriser l’exécution de ladite stratégie dans les régions. Ce plan d’action a bénéficié d’un important partenariat avec la banque mondiale qui accompagne cette action avec un appui financier très significatif ». Question d’améliorer les conditions de travail et de permettre d’atteindre les résultats escomptés. Il est donc important pour le président de la Conac, d’avoir une masse critique d’acteurs positifs, d’avoir l’intégrité comme valeur partagée par tous les citoyens.
Un Cameroun débarrassé des germes de la corruption
Mais aussi d’atteindre une croissance économique bien distribuée, un Cameroun débarrassé des germes de la corruption. Ceci ne peut impacter le développement du pays que si les ressources allouées à la construction et acquisition des infrastructures et autres équipements sont réellement utilisés pour la cause. Dans cette dynamique, nos performances se sont avérées insuffisantes, la région du Sud n’ayant jamais franchie la moyenne, pire encore connait une régression au cours des 03 dernières années d’exécution de ces plans d’action régionaux.
Pour Félix Nguélé Nguélé , gouverneur de la région du Sud, « en 2020 le Sud a présenté 45.78 pour 100, en 2021 c’est 42.79 pour 100 puis 39.59 pour 100 en 2022. Les taux d’exécution desdits plans d’action ne dépassent guère 50 pour 100. Ce n’est pas faute de volonté et d’engagement annuel, mais de la détermination à tordre le coup à ce cancer social. Cet atelier offre donc une occasion d’acquérir beaucoup d connaissances, échanger les expériences et de bonnes pratiques en matière de la lutte contre la corruption ». Durant ledit atelier, il a été question d’évaluer les activités du plan d’action régional de 2025 avec son impact réel sur le vécu des populations bénéficiaires de ces prestations de services publics. Et identifier des actions à mener dans le cadre du plan d’action de 2026. C’est dire d’orienter nos actions vers l’intérêt publique, d’où l’appel à un engagement pour tous.
Jacques Pierre SEH



