
Le Marathon international N’Djamena–Kousseri (Mink) n’aura finalement pas lieu en 2025. Pour la troisième fois consécutive, l’organisation renvoie l’événement, désormais prévu pour 2026. Une annonce qui relance les interrogations autour de la planification de cette compétition pourtant devenue un rendez-vous attendu par les athlètes et les populations du Bassin du Lac Tchad.
Le troisième report du Mink marque un nouveau tournant dans l’histoire encore jeune de cette épreuve qui ambitionne de s’imposer comme l’un des marathons majeurs de la sous-région. Dans un communiqué officiel rendu public par le Comité d’Organisation, les organisateurs expliquent avoir informé les athlètes nationaux et internationaux, les parties prenantes ainsi que les populations riveraines de la décision de repousser l’édition 2025 à l’année 2026. Une décision lourde, prise semble-t-il dans un souci de garantir de meilleures conditions logistiques et sécuritaires, même si les détails précis seront fournis ultérieurement.
Depuis son lancement, le Mink s’est progressivement imposé comme un événement sportif structurant entre le Cameroun et le Tchad. La course de 21,097 km attire chaque année davantage de participants, professionnels comme amateurs, séduits par un parcours exigeant, un public enthousiaste et un cadre symbolique reliant N’Djamena et Kousseri. Mais ces reports successifs viennent freiner une dynamique jusque-là ascendante. Déjà reporté une première fois, puis une seconde, l’événement subit aujourd’hui un troisième décalage qui nourrit la frustration chez les athlètes et partenaires engagés.
Un évènement important pour le bassin du Lac Tchad
Le communiqué signé par le responsable de la communication, Mustapha Ali Mboglen, se veut toutefois rassurant. Le Comité affirme que des précisions supplémentaires seront communiquées dans les prochains mois afin de clarifier les raisons de ce nouveau glissement de calendrier et de présenter les ajustements prévus pour assurer le succès de l’édition 2026. Les organisateurs reconnaissent l’importance de cet événement pour le Bassin du Lac Tchad, tant sur le plan sportif que social, et assurent travailler pour offrir une édition « plus aboutie, mieux encadrée et plus attractive ». Au-delà du simple report, cette décision interroge sur les défis structurels auxquels fait face l’organisation d’un marathon transfrontalier dans un contexte souvent fragile.
Entre la coordination administrative, la logistique de sécurité et les impératifs financiers, le Mink doit composer avec un environnement complexe. Les reports répétés traduisent sans doute ces enjeux, mais rappellent également la volonté des organisateurs de ne pas sacrifier la qualité et la sécurité au profit de la précipitation. En attendant 2026, athlètes et passionnés devront prendre leur mal en patience. Le Mink, qui s’est imposé comme une vitrine sportive pour la région, reste un rendez-vous espéré. Son troisième report n’efface pas les ambitions du comité, mais renforce l’exigence d’une édition à la hauteur des attentes.
M.B.



