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« Samuel Hiram Iyodi nous a trahis »

Lors de la conférence de presse tenue à Yaoundé au lendemain de l’élection présidentielle, Denis Émilien Atangana, président national du Front des démocrates camerounais (Fdc), a dénoncé les divisions de l’opposition, la probable victoire de Paul Biya et la gestion chaotique de la campagne par le candidat investi par son parti.


Amertume ! C’est le sentiment omniprésent qui imprégnait la salle du siège du Front des démocrates camerounais (Fdc) à Yaoundé hier, lundi 13 octobre 2025, au lendemain d’une élection présidentielle qui aurait pu marquer un tournant historique au Cameroun. Denis Émilien Atangana, président du Fdc, a pris la parole devant la presse pour livrer un constat sans concession sur l’état de l’opposition, la probable reconduction de Paul Biya et les turbulences internes qui ont secoué son parti.

« Le peuple vient d’être une fois de plus trahi par une opposition irresponsable », a-t-il lancé. Selon lui, les querelles internes et les alliances contre nature ont plongé les électeurs dans une confusion totale, sapant toute chance de victoire face au Rdpc et à son candidat.


« Ce sont les mêmes vieux acteurs politiques qui ont provoqué la défaite du peuple en 1992. Ils viennent de rejouer le même scénario en 2025 », a déploré le leader du Fdc. Alors que les premières tendances annoncent une victoire écrasante de Paul Biya, Denis Émilien Atangana a salué la participation massive des Camerounais au scrutin, qu’il qualifie de preuve d’un « regain d’intérêt pour l’engagement politique ». Mais il n’a pas masqué sa colère face à ce qu’il considère comme une « trahison collective ». Il a particulièrement dénoncé l’attitude des élites politiques et de certains leaders de la société civile qu’il accuse d’avoir « soutenu les vieux ennemis du changement ».


Critique cinglante de Hiram Samuel Iyodi

Le président du Fdc s’est également livré à une critique cinglante de Hiram Samuel Iyodi, le candidat investi par son parti pour cette élection. Il l’a accusé de multiples manquements qui, selon lui, ont saboté la campagne et terni l’image du Fdc.

« Nous avons été abusés. Nous avons fait confiance à un jeune candidat, mais il a trahi nos espoirs », a-t-il affirmé. Il a notamment dénoncé :

  • L’absence de programme clair,
  • La marginalisation progressive des cadres du Fdc,
  • Une gestion chaotique des fonds de campagne.

« Toutes nos équipes de campagne ont été froidement écartées sans la moindre explication », a-t-il ajouté.


Malgré cette débâcle, Denis Émilien Atangana a dressé une liste des urgences auxquelles devra s’atteler le prochain président du Cameroun, qu’il qualifie d’un pays « à genoux, ruiné et en lambeaux ». Parmi ses propositions figurent :

  • La mise en place d’un gouvernement inclusif,
  • La résolution définitive de la crise anglophone,
  • La réduction du nombre de ministres à 30,
  • L’amnistie générale des prisonniers politiques.

« Le nouveau chef de l’État devra impérativement préserver la paix, la sécurité et l’unité nationale », a-t-il martelé.


Le Fdc se projette déjà vers l’avenir

Le Fdc, loin de se laisser abattre, se projette déjà vers l’avenir. Denis Émilien Atangana a appelé les Camerounais à se préparer activement pour les élections législatives et municipales de 2026.

« Le pouvoir ne se trouve pas seulement à Etoudi. Il est aussi dans les communes et à l’Assemblée nationale », a-t-il souligné. Il a également annoncé une vaste campagne d’adhésion et d’inscription sur les listes électorales dès janvier 2026, exhortant les citoyens à prendre leur destin en main.

Pour Denis Émilien Atangana et le Fdc, cette élection présidentielle est un « rendez-vous manqué, mais pas une fin en soi ». « Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts », a-t-il conclu. Un message d’espoir, malgré une conférence de presse marquée par la frustration et la déception. Alors que le pays attend les résultats officiels des élections, le Fdc se positionne déjà comme une force de mobilisation pour les prochaines échéances électorales.


Michel NONGA

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