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Santé et sport: « Vers un socle scientifique solide de la kiné sportive au Cameroun »

En conférence de presse, lundi 8 décembre à Yaoundé, l’Institut supérieur de technologie médicale (Istm) et l’Association camerounaise de médecine du sport et de l’exercice (Acames) ont dévoilé les contours de la deuxième édition des « Journées scientifiques de kinésithérapie du sport », désormais programmées pour les 8 et 9 janvier 2026.

La toute première journée scientifique de kinésithérapie du sport, tenue les 9 et 10 avril 2024 sous le thème «Impact de la thérapie manuelle sur la santé et la performance du sport de compétition», a fixé les jalons d’une dynamique nouvelle.  Présidée par Josué Bissou Mahop, président national de l’Acames, et par Thérèse Ng’Awono Nkoa, directrice de l’Istm, cette rencontre vise à asseoir de manière rigoureuse la kinésithérapie sportive dans l’écosystème de la santé et du sport au Cameroun. À cette occasion, l’Acames et l’Istm ont réuni kinésithérapeutes, médecins du sport, éducateurs et acteurs des fédérations sportives pour sensibiliser sur les blessures les plus fréquentes (ligaments, articulations, traumatologie, traumatismes divers) et former les participants aux gestes d’urgence, à la physiologie, à la préparation athlétique et à l’entraînement.  Interrogé sur les motivations d’un tel projet, le Professeur Bissou Mahop affirmait alors : «Lun des maillons qui est en première ligne, cest la prise en charge des athlètes.»  Pour lui, le kinésithérapeute bien formé est essentiel : «quand un sujet tombe, il faut quil puisse intervenir valablement Sans la médecine du sport, pas de performances sportives.»

Deuxième édition : espoirs, enjeux et perspectives

Lors de la conférence du 8 décembre, le Professeur Bissou Mahop a rappelé que «la kinésithérapie du sport nest pas un luxe, mais une nécessité pour protéger les sportifs, prévenir les blessures et garantir la pérennité de leurs carrières. » Il a insisté sur le rôle central du kinésithérapeute : acteur clé de la santé des athlètes, il doit être doté des compétences scientifiques et techniques pour intervenir efficacement. De son côté, la Professeure Thérèse Ng’Awono Nkoa a souligné que l’Istm, par cette deuxième édition, entend poser «des bases solides pour lexcellence paramédicale au Cameroun ». Elle a rappelé que l’Istm, en tant qu’institut autorisé et reconnu parmi les rares offrant la kinésithérapie assume la responsabilité de former des professionnels capables de répondre aux défis de santé liés au sport, tout en contribuant à l’essor d’une médecine du sport structurée.

Le programme de janvier 2026 prévoit des communications pluridisciplinaires, des ateliers pratiques (physiologie, traumatologie, préparation athlétique, premiers secours), des sessions d’échanges entre chercheurs, praticiens et jeunes étudiants, ainsi que des travaux visant à produire des recommandations pour les fédérations sportives et les institutions de santé. Un comité scientifique a été institué, associant experts nationaux et internationaux, afin d’assurer la rigueur et l’impact des débats. Au-delà des bénéfices pour les praticiens, ces journées scientifiques visent à sensibiliser l’ensemble des acteurs du sport entraîneurs, fédérations, décideurs à l’importance de la médecine du sport et de la kinésithérapie pour la sécurité et la performance. Elles préparent aussi le terrain à la potentielle création d’un centre de formation spécialisé, comme l’a évoqué Acames récemment.

Moustapha BACHIROU

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