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Santé publique: Huit cas de Mpox confirmés au Cameroun

Selon des données officielles récentes, trois nouveaux cas ont été confirmés, portant à huit le total de cas positifs sur 78 suspects enregistrés entre le 14 novembre 2025 et le 7 janvier 2026. Parmi les personnes infectées figure un agent de santé, d’après des sources au ministère de la Santé publique, un signal qui accroît les craintes de transmission en milieu hospitalier.

La Mpox (variole simienne) continue de progresser au Cameroun. Dans un communiqué rendu public le 13 janvier 2026, le ministre de la Santé publique, Malachie Manaouda, avait déjà annoncé cinq cas confirmés sur la même période : quatre dans la région du Littoral et un à Akwaya, localité frontalière du Sud-Ouest, zone à forte mobilité humaine. L’extension géographique constitue un autre motif d’alerte. Longtemps concentrée dans le Littoral et le Sud-Ouest, la maladie touche désormais la région du Centre, qui abrite Yaoundé.

Le Littoral demeure toutefois le principal foyer, avec 58 cas suspects et cinq confirmations biologiques, dont une fillette de 8 ans. Dans le Centre, sept cas ont été détectés, parmi lesquels deux confirmés, notamment chez une adolescente de 15 ans. Le Sud-Ouest recense 11 cas suspects pour un confirmé. Un cas suspect a été signalé dans l’Est et un autre dans le Nord-Ouest, sans confirmation biologique à ce stade.

Système de gestion de l’incident

Pour contenir la flambée, le ministère de la Santé publique annonce avoir activé, le 23 janvier 2026, le Système de gestion de l’incident (Sgi). L’objectif : renforcer la surveillance, améliorer la prise en charge, intensifier la communication sur les risques et accélérer la mobilisation des ressources, alors que les autorités redoutent une propagation dans d’autres districts de Douala et dans plusieurs régions du pays. La riposte se heurte toutefois à des contraintes opérationnelles : ruptures d’intrants de laboratoire, insuffisance de ressources humaines, matérielles et financières, rumeurs et désinformation dans certaines communautés, ainsi que l’insécurité et les difficultés d’accès à certaines zones. Depuis les premiers cas confirmés en 2024, la Mpox circule toujours à bas bruit : la diffusion reste limitée, mais la persistance du virus impose une vigilance continue.

Profils touchés et rappel sanitaire

Les données épidémiologiques indiquent une prédominance masculine. Les tranches d’âge les plus affectées sont 5–9 ans, 25–29 ans et 40–44 ans. Aucun décès n’a été enregistré à ce jour, selon les autorités sanitaires. La Mpox est une infection virale transmise principalement par contact étroit avec une personne infectée ou via des objets et surfaces contaminés. Elle se manifeste souvent par une éruption cutanée sur deux à quatre semaines, avec fièvre, maux de tête, douleurs musculaires, fatigue et ganglions enflés, selon l’Oms.

Le diagnostic repose sur la Pcr ; la prise en charge est surtout symptomatique, avec parfois recours à des antiviraux. La prévention repose sur la vaccination et des mesures strictes d’hygiène. La multiplication des cas en Afrique — avec la Rdc comme principal foyer — avait conduit l’Oms à déclarer une urgence de santé publique de portée internationale en août 2024, une alerte levée en septembre 2025. Au Cameroun, la Mpox reste néanmoins un test pour le dispositif de surveillance et la capacité de coordination, dans un contexte où les moyens de riposte demeurent contraints.

SBB

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