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Sauvegarde des rives du fleuve Dibamba: La ville de Douala en symbiose avec le Ngondo

Dans le cadre de la caravane du Ngondo à la chefferie Bakoko, la ville de Douala a saisi l’occasion d’un plaidoyer pour sauver l’écosystème et le patrimoine culturel le long du fleuve Dibamba.

Lecture de la déclaration de manifestation publique et exécution du chant de ralliement du peuple Sawa en langue duala, telles sont les premières articulations qui ont ponctué l’ouverture du bal des festivités marquant l’accueil de la caravane du Ngondo dans le Canton Bakoko dans l’arrondissement de Douala 3e, puis Sa Majesté Jamil Songue Eric a reçu le vase sacré en provenance du fleuve Dibamba, lequel vase sacré a été transmis au président en exercice du Ngondo. Ledit vase sacré contenait selon un proche, le message du canton Bakoko remis par le King au président en exercice du Ngondo, SM Mbappa Bwanga Mylord. Il faut rappeler que le thème du Ngondo cette année est la solidarité entre les différents peuples « Na Jongwane ô Kotome ». Et suivant l’adresse du King Jamil Songue aux convives, cette solidarité ne s’étant pas seulement aux populations Sawa, elle s’étant à toutes les autres communautés vivant sur l’espace traditionnel du Ngondo. 

Le discours du maire de la ville est rentré en droite ligne dans le cadre de la préservation du patrimoine de la Dibamba, ce fleuve qui fait la fierté du Canton Bakoko mais qui traverse plusieurs communes dont Douala 3e, Dibamba, Dizangue, Edéa. La ville de Douala, capitale économique du Cameroun, est sujette à une croissance rapide de près de 4,8% par an sinon plus, suivant un rapport du Plan de développement urbain, ce qui occasionne une très forte pression sur les espaces et l’étalement de la ville vers la zone Est de la ville et notamment sur les berges de la Dibamba. Dr Roger Mbassa Ndine, Maire de la ville de Douala, déplore cependant la très forte pression foncière, l’urbanisation non maîtrisée et même anarchique de certains lieux, la déforestation et la pollution. Ces divers fléaux précise-t-il, menacent sérieusement le trésor naturel qu’est le fleuve Dibamba, d’où l’urgence qui a été saisie à l’occasion du passage de la caravane du Ngondo, de dire aux dignitaires de l’association du peuple Sawa, ce que la mairie de ville entend faire de ce fleuve.

Installation anarchique des unités industrielles

La très forte pression démographique sur les espaces et sur les berges du fleuve, est marquée par des activités économiques telles l’exploitation excessive du sable, la spéculation foncière, l’installation anarchique des unités industrielles, la déforestation et la dégradation de la mangrove, l’érosion des berges du fleuve et la disparition du patrimoine culturel des communautés locales autochtones. Ces défis ont conduit déclare le Maire, à une stratégie en lien avec les objectifs du développement durable (Odd) de l’Agenda 21 et la vision de développement de la ville dénommée « Plan de Sauvegarde et Gestion des ressources du Fleuve Dibamba», plan qui vise à sauvegarder et à valoriser les rives du fleuve Dibamba à travers un projet d’aménagement des berges.  Le fleuve Dibamba dont il faut le rappeler, draine les eaux dans trois départements que sont le Wouri, la Sanaga Maritime et le Nkam. Sur la Sortie Est de la ville de Douala, la Chefferie du Canton Bakoko fait corps avec ce fleuve où l’on retrouve une floraison d’activités lucratives.

Rodrigue TCHOKOUAHA

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