le_messager_Logo-removebg-preview

Semaine nationale de la jeunesse: Un concours d’épellation de mots à l’Ecole Henri 1er de Bonabéri

A l’initiative du Centre d’éveil des enfants dénommé « Amaru Toys » sis à Bonabéri dans le 4e arrondissement de la ville de de Douala, des élèves du primaire ont rivalisé d’adresse dans l’épellation des mots tant en anglais qu’en français.

L’année dernière et durant la même période, deux écoles étaient en compétition : Georges International Nursery and Primary School (Ginaps) et le groupe scolaire bilingue privé laïc Henri 1er. Cette année le projet a été étendu à plusieurs autres écoles dont 7 au total mais une a désisté à la dernière minute, et six (6) écoles ont effectivement participé à la compétition dans le cadre du concours « Spelling bee », une initiative du Centre d’éveil des enfants « Amaru Toys » qui participe de la socialisation des enfants, susciter en eux l’éveil à la vie pratique et intellectuelle.  Anglophones et francophones, principalement des élèves des classes CM1 et CM2, Class five and six, étaient invités à épeler publiquement et face à un jury évaluateur des mots difficiles dont ils sont sensés plus ou moins avoir une idée du point de l’écriture et de la signification, mais des mots qu’ils n’utilisent pas tous les jours dans leurs cursus.

 Imaginez par exemple que l’on demande aux élèves du CM2 et CM1 d’épeler des mots tels « persévérance – idéalisme – camisole – impétuosité – polarité – insouciance, entre autres », et à leurs camarades de la section anglophone de déchiffrer oralement de mots comme « ideology –  universe – first step – adventure – pedagogy – enthousiasm – authenticity – renewal, entre autres », soit une centaine de mots, pour un total estimatif de six classes d’élèves. C’était à la fois émouvant et éprouvant pour bon nombre d’entre eux au point où l’un a éprouvé l’angoisse et le stress de ne pas réussir le challenge et s’est mis à pleurer. Au finish sur six écoles, deux sont arrivées en demi-finale, représentées respectivement Ajouh Chrise et Tchioko Nathan pour l’Ecole Henri 1er, Powo Pride et Shalom Mulu pour Pneu Nursery and Primary School. A l’issue de cette phase finale, deux champions du spelling ont émergé : Tchioko Nathan (Class 4) et Ajouh Chrise (Class 5) tous de l’Ecole Henri 1er. Cependant tous les participants, 61 au total, ont reçu des lots et des cadeaux de la part de la promotrice, des lots constitués des jeux de mots croisés, des mini puzzles, des biscuits, des friandises, de l’eau et des jus. Les gagnants ont reçu chacun en sus des cadeaux suscités, un Ludo et un dictionnaire.

Besoin du soutien des pouvoirs publics

A la question de savoir d’où elle puise la motivation et les fonds pour se lancer dans une telle initiative d’éveil et d’épanouissement des enfants, Tatiana Mabougo, promotrice d’Amaru Toys et initiatrice du « Spelling Day », «90% sont des fonds propres, en espérant trouver des partenaires qui partagent la même envie de voir les enfants s’épanouir ; nous avons reçu d’une amie vivant du côté de Yaoundé tout un lot de mots croisés que nous avons distribué aux enfants, et deux dons en numéraire qui nous ont permis d’acheter des jus et de l’eau». Pour la promotrice, la motivation vient de ce qu’elle veut voir les enfants s’épanouir, les faire quitter de la mélancolie à la joie, les amener à se relever des défis, inculquer en eux l’estime de soi, les rendre conscients qu’ils doivent apprendre dur pour réussir dans la vie, leur faire prendre conscience qu’ils doivent éviter de passer du temps et faire des jeux qui ne leur sont pas utiles.

D’après Tcholifack Innocent, chargé pédagogique à l’Ecole privée laïque Edjengue Belle, lui qui a participé à l’encadrement des enfants durant cette compétition, «amener les enfants à épeler les mots est l’étape préalable qui les prépare à écrire les mots difficiles, et c’est une initiative à encourager». Banfogha Ivonne Ngwa de Georges International nursery and primary school, membre du jury, loue première cette initiative qui d’après elle amène les enfants à l’éveil intellectuel, «et nous avons fait de notre mieux d’évaluer les enfants de manière objective et impartiale», rassure-t-elle. D’après Etimbi Michaël Forzang, enseignant de class five à Pneu Classical English School, « Spelling bee est une discipline intellectuelle que j’ai toujours admirée lorsque les enfants sont soumis à cela et je souhaiterais que des initiatives de ce genre se multiplient ».

Rodrigue TCHOKOUAHA

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Suivez-nous :

Actualités

Espace Newsletters

Retour en haut