
Le grand préau de l’école maternelle d’Essos, non loin de la Mairie, a contenu un beau monde invité par les Nouveaux droits de l’homme (Ndh) en _partenariat avec la Société allemande pour la coopération internationale (Giz) pour des activités de sensibilisation le 26 novembre 2025.
Il convient de noter d’emblée que la campagne des 16 Jours d’activisme contre la violence basée sur le genre est un événement international annuel qui débute le 25 novembre, date de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, et se poursuit jusqu’au 10 décembre, date de la Journée des droits humains. Les activités ont tourné autour des discours, des tables-rondes et autres prestations. Christelle Machia, prenant la parole au nom du Ndh-Cameroun, a indiqué que cette journée n’est pas une rencontre de plus mais une plateforme d’échanges, de réflexion collective et surtout d’engagement citoyen pour bâtir un environnement où chaque personne (femme, homme, jeune, leader communautaire, représentant institutionnel) peut contribuer à la cohésion, au dialogue et à la prévention des violences. Elle a poursuivi en soulignant que depuis plusieurs années, Ndh-Cameroun travaille aux côtés des communautés, des institutions publiques, des organisations de la société civile, des jeunes et des femmes pour renforcer la participation citoyenne, promouvoir les valeurs de tolérance, et développer des mécanismes locaux de prévention et de gestion pacifique des conflits.
Apaiser les tensions et prévenir les conflits
Parlant des actions que Ndh mène, elles combinent la sensibilisation et l’éducation civique, le renforcement des capacités des acteurs locaux, la documentation et le rapportage des violations et violences, le plaidoyer pour des politiques publiques plus protectrices, et la promotion du dialogue et de la non-violence. « Aujourd’hui, nous poursuivons cet engagement en rassemblant autour de cette même table des voix diverses, mais complémentaires : institutions, autorités locales, organisations de femmes et de jeunes, leaders communautaires, médias, et partenaires internationaux. Ensemble, nous pouvons transformer nos communautés en espaces de confiance, de solidarité et de coexistence pacifique », a-t-elle déclaré. Plus spécifiquement, la journée vise à renforcer la compréhension des enjeux liés à la paix et à la cohésion sociale ; encourager la participation responsable des jeunes conducteurs de moto et des communautés à la cohésion sociale et la paix ; promouvoir des comportements non violents, en ligne comme hors ligne ; et valoriser les initiatives locales qui contribuent déjà à apaiser les tensions et prévenir les conflits. Pour résumer, « la paix commence par un geste simple, une parole respectueuse, une action collective. Elle commence ici et maintenant, avec chacun de nous », a exhorté Christelle Machia pour terminer.
Dénoncer la violence commise envers les femmes
Pour donner corps à ceci, les débats ont pris le relais après les propos de Aude Cuzon Garcho, la coordinatrice de Service civil pour la paix à la Giz et de Goufan, chef de la police municipale de la Mairie de Yaoundé 5, qui sont allés dans le même sens. Ainsi le Panel 1 portait sur le civisme, non-violence et cohésion sociale. La problématique des rapports conflictuels entre les motos taxis et la police municipale a enrichi les débats. Le panel 2, quant à lui traitait de la santé mentale et bien-être : accompagner les survivantes et les femmes actrices de la lutte contre les violences. « Plaidoyer pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes et des filles : engagement communautaire et institutionnel », est l’objet du troisième et dernier panel. Il convient par ailleurs de noter que Ndh-Cameroun et la Mairie de Yaoundé 5 travaillent en partenariat notamment pour former la police municipale.
Les fruits sont visibles et témoignés par les motos taxis qui ne les voient plus comme des adversaires. Cette sensibilisation va se poursuivre jusqu’au 10 décembre prochain dans les écoles et les institutions de la ville de Yaoundé comme l’a reconnu la représentante de Ndh-Cameroun. Pour aller plus loin, il faut rappeler que depuis 1981, du 25 novembre au 10 décembre, des hommes et des femmes du monde entier unissent leurs voix pour dénoncer la violence commise envers les femmes. Ces dates ont été retenues dans le but de rattacher, de manière symbolique, la violence faite aux femmes et les droits humains.
Léopold DASSI NDJIDJOU



