
Dans moins d’une semaine, la capitale économique camerounaise, deviendra le cœur battant du volley-ball africain en abritant du 21 novembre au 1er décembre 2025, la 11ᵉ édition du Championnat d’Afrique des Clubs Champions Séniors Dames et Messieurs de la Cavb Zone 4. Un événement continental qui promet un spectacle de haut vol.
Alors que le compte à rebours est entamé, l’effervescence est palpable à Douala. La métropole camerounaise se pare des couleurs du volley-ball pour cet événement majeur, placé sous l’égide de la Confédération Africaine de Volleyball (Cavb). La compétition, se veut être un vecteur de rayonnement sportif pour la sous-région et pour le Cameroun, qui confirme son rôle central dans le paysage sportif africain. Cette organisation s’inscrit dans une séquence dynamique pour le volley-ball camerounais, qui a également abrité plus tôt dans l’année le Championnat d’Afrique des Nations U20 Dames, remporté par le Kenya.
La machine organisationnelle est déjà bien huilée. Une série de réunions du Comité Exécutif de la Cavb Zone 4, présidé par Bello Bourdanne, s’est tenue par visioconférence pour passer en revue les derniers préparatifs logistiques et administratifs. Comme le rapporte le Dr Deris Meh, Secrétaire général adjoint de la Fédération camerounaise de volleyball (Fecavolley), « le statut du lieu est actuellement marqué par le sérieux des préparatifs. Une réunion du Comité Exécutif a eu lieu mardi dernier […] pour faire le point concernant la logistique, l’hébergement et autres à Douala ». Ces propos attestent de la mobilisation totale des instances pour garantir le succès de l’événement.
Une mosaïque de talents continentaux
La compétition s’annonce comme un véritable melting pot des meilleurs clubs d’Afrique centrale. Selon la liste provisoire communiquée par la Cavb Zone 4, quatre nations seront représentées, promettant un plateau des plus relevés. Chez les messieurs, la République démocratique du Congo (Rdc) alignera des poids lourds comme la Garde républicaine, le Service national et l’Espoir. Le Cameroun, en tant que nation hôte, comptera sur ses formations phares : les Forces armées et police (Fap), le Port autonome de Douala (Pad) et le Litto Team. Ils seront rejoints par la Dgsp du Congo-Brazzaville et l’Assom Garde Républicaine du Gabon. Le tournoi féminin n’aura rien à lui envier. On y retrouvera le Vita Club et le Vc La Loi de Rdc, la Dgsp du Congo-Brazzaville, ainsi qu’une solide délégation camerounaise composée du Litto Team, de Mayo Kani Évolution, des Fap et de Nyong-et-Kéllé Volleyball.
La fièvre du filet
À J-7, l’heure est aux derniers réglages dans les camps. Les entraîneurs procèdent à des ajustements tactiques fins, stabilisant les schémas de jeu. La gestion de la charge physique entre dans une phase cruciale, le « tapering », qui consiste à réduire le volume d’entraînement pour prévenir la fatigue tout en maintenant l’intensité. La préparation mentale n’est pas en reste, avec des briefings individuels et un renforcement de la cohésion d’équipe pour aborder la pression de la compétition dans les meilleures conditions.
Parallèlement, les staffs administratifs sont sur le pont pour finaliser les dossiers de voyage. Vérification des passeports, des visas, des carnets de vaccination, confirmation des billets d’avion et gestion du poids du matériel sportif rythment ces derniers jours. Comme le souligne le Dr Deris Meh, la participation finale de chaque club est conditionnée par la validation des fédérations nationales respectives, un gage de sérieux et de conformité aux règlements. Cet impératif administratif est la dernière étape avant le grand saut vers Douala.
Enjeux multiples
Au-delà du titre de champion de la Zone 4, cet événement revêt une importance capitale pour le développement du volley-ball dans la sous-région. Il sert de tremplin pour la détection de nouveaux talents et renforce les liens sportifs entre les nations participantes. En marge des compétitions, un séminaire de remise à niveau technique réunira les directeurs techniques nationaux afin d’échanger autour d’un programme de développement commun, piloté par le directeur technique de la Zone 4, M. Mbotto Otto. Pour le Cameroun, l’organisation réussie de ce championnat est un enjeu de prestige. Elle démontre la capacité du pays à organiser des événements continentaux d’envergure et vient couronner une année déjà riche pour le volley-ball national.
Moustapha BACHIROU



