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Volleyball: Pad et Litto Team, les seigneurs de la Zone 4

Pad et Litto Team, les seigneurs de la Zone 4

Sous le regard attentif du président de la Zone 4, Bello Bourdanne, le stade Japoma de Douala a abrité hier dimanche les finales du Championnat d’Afrique de volleyball de la Zone 4. Dans une atmosphère électrique, les éternels rivaux, Pad et Litto Team (3-0), ont une nouvelle fois écrit l’histoire, chacun hissant son drapeau au sommet dans des finales à sens unique mais pleines de teaching.

Pad, non pas Port autonome de Douala, mais Puissance, autorité et démonstration. Face à Litto Team, une nouvelle page de leur rivalité légendaire s’est écrite en lettres de feu sur le parquet du Japoma. Dès le premier set, les hommes de l’autorité portuaire, vêtus de bleu ciel, ont imposé un rythme infernal. Le capitaine et maestro, Jackson Fabassou, a orchestré le ballet offensif avec une précision chirurgicale, variant les jeux et trouvant inlassablement ses attaquants. Sur les ailes, Stéphane Mbaihilamen foudroyait la défense adverse par sa violence contrôlée, tandis qu’au filet, Pierre‑Charles Mvomo Ntep verrouille l’espace d’un contre implacable. Les sets (25-15, 25-10, 25-11) reflètent une domination sans appel, une vague bleue qui a tout submergé.

Pourtant, derrière cette démonstration de force, le duel a été intense jusqu’au bout. Les échanges sont serrés, les balles sauvées dans des plongées spectaculaires de part et d’autre. Mais à chaque moment-clé, la puissance et la cohésion du Pad ont fait la différence. Dans les temps morts, on pouvait entendre le coach de LittoTeam Wil Sogue Sogue tenter de ranimer la flamme de ses poulains menés par le capitaine Yan William Egobisse : « Serrez la défense ! Soyz agressifs sur le contre, ne leur laissez pas d’espace ! La balle est à nous, allez la chercher ! ». Mais face à la machine bien huilée du Pad, les ajustements peinaient à porter leurs fruits. Chaque set suivait la même implacable logique : une bataille serrée au départ, puis l’explosion du Port Autonome qui a creusé l’écart irrémédiablement, clouant le verdict d’une main de maître.

Nyong et Kelle n’accoste pas au Littoral !

Chez les dames, le spectacle fut tout autre, mais le suspense tout aussi palpitant. Dans un choc de vieilles connaissances opposant Litto Team, vêtu de leur traditionnel orange et noir, à Nyong et Kelle, c’est la force mentale qui a primé. Menées sévèrement dans le deuxième set, Litto Team guidé par leur capitaine Wete Michelle, semblaient au bord du gouffre, distancées 20-12 puis 19-7 à deux reprises. Le public retenait son souffle, croyant à un rebondissement. Mais c’était sans compter sur l’incroyable résilience de l’équipe et le sang-froid de son coach, Donald Nsouffon. Depuis le bord de main courante, sa voix porte, ferme et encourageante : « Point par point, les filles ! On ne lâche rien !»   Portées par cette énergie, des joueuses comme Bidza Carole et Ottou Françoise sont devenues héroïques.

Servant avec une précision millimétrée. Elles ont enchaîné les ace, brisant la réception adverse. La défense, un mur infranchissable, renvoyait des balles perdues d’avance. Lentement, irrémédiablement, l’écart s’est réduit : 20-16, 22-20… pour finalement basculer en leur faveur (25-22). Le troisième set a suivi une trajectoire similaire, confirmant la supériorité mentale de Litto Team, qui a remporté le match 3-0 (25-08, 25-22, 25-22) face à des Nyong et Kelle, pourtant valeureuses sous le capitanat d’Agnès Kimakwina.

Moustapha BACHIROU, à Japoma

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