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𝐋𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐚𝐝𝐨𝐱𝐞 𝐝𝐮 𝐝𝐢𝐚𝐛𝐥𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐬𝐞𝐬 𝐟𝐢𝐥𝐬 𝐪𝐮𝐢 𝐬𝐨𝐮𝐡𝐚𝐢𝐭𝐞𝐧𝐭 𝐥’𝐚𝐩𝐨𝐜𝐚𝐥𝐲𝐩𝐬𝐞 𝐚𝐮 𝐂𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧

Communément admise comme une révélation symbolique de la fin des temps, l’apocalypse traduit, dans les Saintes Ecritures, la victoire du bien sur le mal et l’établissement du Royaume de Dieu. Autrement dit, elle consacre la mort du Diable et de fait, la naissance d’un monde nouveau dans lequel la paix, la joie et l’amour côtoient la pureté des âmes. Mise dans le contexte actuel du Cameroun où le diable est clairement identifié, l’apocalypse serait alors la fin du ce dernier au profit du règne, sur le triangle national, de la prospérité, de la concorde et de l’harmonie entre les différentes composantes de la société. Paradoxalement, et c’est le cas de le constater, envoûtés par leurs propres démons, les diablotins sont ceux le plus souhaitent l’apocalypse. Le font-ils délibérément ? Sont-ils comme le pensent la plupart des Camerounais lucides, mais sous le contrôle de l’incohérence qui caractérise leur père ?

Toujours est-il qu’ils livrent un discours dégoûtant tendant à faire croire que ce qui attend le Cameroun, après la victoire et la prestation de serment de Paul Biya, n’est autre chose que l’enfer. Aux diablotins, je tiens à préciser que le Cameroun est debout et, les fils de la lumière veilleront à ce que celle-ci ne s’éteigne. J’ai entendu dire de la bouche des diablotins, j’ai lu des écrits de ces anges de l’enfer, que tout sera pire qu’avant, qu’il n’y aura aucune différence, si oui une chute libre dans les abîmes. Les arguments développés par cette autre version de Camerounais réfractaires à l’analyse objective, relèvent une partialité évidente, une vision partisane assumée et une orientation parcellaire qui leur est convenable. L’option volontaire de voir uniquement les choses sous le prisme de la fantasmagorie, est la preuve s’il fallait encore le prouver, du choix hasardeux de construire dans les consciences, le sentiment de la fin de l’histoire.

Non !!! Sans être le paradis, puisqu’il est en devenir, le Cameroun n’est pour autant l’enfer tant peint par les adeptes du diable.  Comment en effet ne pas se réjouir et célébrer la liberté de s’exprimer au Cameeoun, quand on lit les sorties irrévérencieuses, provocatrices, incitatives à la violence de certains diablotins, sans qu’ils ne soient le moindre du monde, inquiétés ? N’est-ce pas la preuve qu’au Cameroun, contrairement à leurs affabulations distillées à longueur de journée, l’on peut dire, écrire ce qui semble intéressant pour soi, et vaquer à ses occupations librement, nonobstant la cruauté des faits ?

C’est dire tout simplement, qu’en considérant un des aspects essentiels du jeu démocratique qu’est la liberté de ton, le Cameroun se hisse aisément parmi les pays les moins liberticides au monde. Pour s’en convaincre, il suffit juste de lire les titres des journaux de l’opposition, de consulter les réseaux sociaux des partisans du diable ou encore de les écouter à la radio ou à la télévision, pour se rendre compte de la chance qu’il y a à vivre au Cameroun.

Parfois même chez eux, la tolérance de l’Etat gêne. Je sais par exemple que parmi ces amis des ténèbres, il y en a qui sont très opposés aux pratiques d’un autre genre, pourtant promues par l’une d’entre eux. Le discours non pas complaisant, mais plutôt conciliant des autorités camerounaises qui essaient de ramener à la raison la mami de Douala exaspère. Mais entre bons diablotins on peut fermer les yeux sur les choses qui opposent. Passons…

J’ai entendu dire de la bouche des diablotins que le système éducatif camerounais est l’un des pires au monde. Paradoxalement, ils se présentent tous, et c’est le lieu de le reconnaitre, comme de brillants sujets ayant conquis des champs de connaissances, avec comme élément de partage en commun, le fait qu’il aient fait toute leur formation scolaire et universitaire au Cameroun.

Comment dont prétendre que le système qui a fait d’eux des personnes aussi brillantes, comme on en trouve à profusion dans le camp des fils de la lumière ; soit un système moribond qu’il convient totalement changer ? Ou encore prédire qu’il sera pire qu’avant ? Que deviendra-t-il donc ?

Je vais m’étendre un tout petit peu sur le système universitaire camerounais. A travers le monde, les Camerounais s’illustrent par la finesse de leur intelligence se traduisant la qualité de leurs travaux accueillis avec enthousiasme par la communauté scientifique mondiale. Sans être mu par un esprit chauvin, je peux affirmer de façon péremptoire qu’aucun secteur n’échappe à la vague déferlante camerounaise. La particularité étant que pour l’essentiel de ceux qui sont connus, leur parcours universitaire respectif indique qu’ils sont des fruits de l’Université camerounaise. C’est dire, qu’ils soient lauréats des 11 Universités d’Etat ou des 500 Institution Privées d’Enseignement Supérieur, les Camerounais sont bons, pour parler comme chez Nous.

J’ai écouté les resquilleurs dans le jardin du jeu politique dire que les projets au Cameroun sont une nébuleuse. Autrement dit, ils commencent sans jamais que l’on sache où est-ce qu’ils vont, quand est-ce qu’ils s’achèvent. Une fois encore, cette manière de décrire les faits, est manifestement de la mauvaise foi, celle qui consiste à voir uniquement le verre à moitié vide, même s’il est plein au ¾. Il est évident que dans la gestion de certaines infrastructures, des questions sérieuses doivent être posées quant au mécanisme d’exécution des ressources financières débloquées pour leur réalisation. Ce n’est donc pas faire preuve d’une intelligence particulière que de le dire. Cela étant dit, je me positionne dans la perspective du compte rendu des faits palpables. En dépit des élucubrations répétées des diablotins, le Cameroun aujourd’hui :

– 𝐂’𝐞𝐬𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐜𝐚𝐫𝐭𝐨𝐠𝐫𝐚𝐩𝐡𝐢𝐞 𝐝𝐞 𝟗 𝐇𝐨̂𝐩𝐢𝐭𝐚𝐮𝐱 𝐝𝐞 𝐫𝐞́𝐟𝐞́𝐫𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐚𝐮𝐱𝐪𝐮𝐞𝐥𝐬 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐚𝐬𝐬𝐨𝐜𝐢𝐞́𝐞𝐬 𝟏𝟎 𝐅𝐚𝐜𝐮𝐥𝐭𝐞́𝐬 𝐝𝐞 𝐌𝐞́𝐝𝐞𝐜𝐢𝐧𝐞 ;

– 𝐂’𝐞𝐬𝐭 𝐮𝐧 𝐥𝐢𝐧𝐞́𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝟏𝟎 𝟓𝟎𝟎 𝐤𝐦 𝐩𝐞𝐫𝐦𝐞𝐭𝐭𝐚𝐧𝐭 𝐚̀ 𝟗𝟓% 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐡𝐞𝐟𝐬-𝐥𝐢𝐞𝐮𝐱 𝐝𝐞 𝐃𝐞́𝐩𝐚𝐫𝐭𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐝’𝐞̂𝐭𝐫𝐞 𝐫𝐞𝐥𝐢𝐞́𝐬 𝐚𝐮𝐱 𝐂𝐚𝐩𝐢𝐭𝐚𝐥𝐞𝐬 𝐑𝐞́𝐠𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐫𝐨𝐮𝐭𝐞𝐬 𝐛𝐢𝐭𝐮𝐦𝐞́𝐞𝐬 ceux qui ne le sont pas, les routes sont construction;

– 𝐂’𝐞𝐬𝐭 𝐮𝐧 𝐩𝐚𝐲𝐬𝐚𝐠𝐞 𝐮𝐧𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐭𝐢𝐭𝐮𝐞́ 𝐝𝐞 𝟏𝟏 𝐔𝐧𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐝’𝐄𝐭𝐚𝐭 𝐝𝐨𝐧𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐚𝐮 𝐦𝐨𝐢𝐧𝐬 𝐩𝐚𝐫 𝐑𝐞́𝐠𝐢𝐨𝐧 ;

– 𝐂’𝐞𝐬𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐛𝐚𝐠𝐚𝐭𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐝’𝐞́𝐭𝐚𝐛𝐥𝐢𝐬𝐬𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐬𝐞𝐜𝐨𝐧𝐝𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐬𝐮𝐫 𝐥’𝐞𝐧𝐬𝐞𝐦𝐛𝐥𝐞 𝐝𝐮 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐢𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐨𝐧𝐭 𝐚𝐮 𝐦𝐨𝐢𝐧𝐬 𝐮𝐧 𝐩𝐚𝐫 𝐚𝐫𝐫𝐨𝐧𝐝𝐢𝐬𝐬𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭, 𝐝𝐞𝐬 𝐦𝐢𝐥𝐥𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐝𝐞 𝐬𝐚𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐜𝐥𝐚𝐬𝐬𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐦𝐚𝐭𝐞𝐫𝐧𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐞𝐭 𝐥𝐞 𝐩𝐫𝐢𝐦𝐚𝐢𝐫𝐞 ;

– 𝐂’𝐞𝐬𝐭 𝐮𝐧 𝐏𝐨𝐫𝐭 𝐀𝐮𝐭𝐨𝐧𝐨𝐦𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐭𝐫𝐮𝐢𝐭 𝐚̀ 𝐊𝐫𝐢𝐛𝐢 ;

– 𝐂’𝐞𝐬𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐜𝐞𝐧𝐭𝐫𝐚𝐥𝐞 𝐚̀ 𝐆𝐚𝐳 𝐝𝐞 𝐊𝐫𝐢𝐛𝐢 ; 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐧𝐞 𝐜𝐢𝐭𝐞𝐫 𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐞𝐬 𝐪𝐮𝐞𝐥𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐞𝐱𝐞𝐦𝐩𝐥𝐞𝐬 𝐝’𝐢𝐧𝐟𝐫𝐚𝐬𝐭𝐫𝐮𝐜𝐭𝐮𝐫𝐞𝐬 𝐫𝐞́𝐚𝐥𝐢𝐬𝐞́𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐫 𝐥𝐚 𝐥𝐮𝐦𝐢𝐞̀𝐫𝐞. 𝐐𝐮𝐞 𝐬𝐞𝐫𝐚𝐢𝐭 𝐝𝐨𝐧𝐜 𝐥𝐞 𝐜𝐡𝐚𝐨𝐬 ? 𝐐𝐮𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐭𝐢𝐭𝐮𝐞𝐫𝐚𝐢𝐭 𝐚𝐥𝐨𝐫𝐬 𝐥𝐞 𝐩𝐢𝐫𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐂𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧 ?

J’ai entendu les diablotins déblatérer ce qui est visiblement leur option, pensant à tort que la violence verbale est une exigence pour se faire entendre. Dans leur déchainement, ils font croire, heureusement que cela n’a d’existence que dans leur esprit, que l’économie camerounaise serait au bord du gouffre et qu’en réalité, le septennat qui arrive, lui portera le goût de grâce.

A écouter cette conception du Cameroun définie par le diable et ses enfants, j’ai du mal à l’admettre, tant la vitalité de l’économie camerounaise est visible. La réussite de la lumière a été de privilégier les nationaux dans le système de distribution. Aujourd’hui, plus de 80% de la distribution est contrôlée par des Camerounais. Le secteur informel qui porte l’économie, c’est un choix assumé dans un système économique et monétaire mondial rude, est tenu par mes compatriotes. C’est justement en connaissance de cause, que les diablotins, dans leur volonté de nuire à l’économie camerounaise, ont décidé d’appeler aux villes mortes. L’échec de cette tentative irresponsable est la preuve que les Camerounais n’ont pas besoin du maître des ténèbres.

L’industrie dont est la maîtrise de l’énergie, se met progressivement en place. Elle côtoie avec allégresse, l’exploitation progressive et contrôlée du sous-sol. Ouvrant de fait des perspectives heureuses.

Si je m’en tiens à la nature et la signification de l’apocalypse, il est donc clair qu’elle serait bénéfique, non pas pour le diable et ses disciples, mais bien plus pour la lumière.

Le Chef de l’Etat, Son Excellence Paul Biya, à l’occasion de son discours d’investiture, a clairement réitéré la promesse faite aux jeunes et aux femmes, d’occuper les premiers rangs dans l’ordre des priorités. C’est donc un septennat qui s’ouvre avec les jeunes et les femmes comme acteurs fondamentaux, dont le rôle est de porter le Cameroun dans son cheminement serein vers l’émergence. Si ceux qui ont toujours dénoncé la mise à l’écart des jeunes comme la véritable raison de ce qu’ils identifient comme la cause de l’attentisme; voient en cette décision du Chef de l’Etat, la preuve de la stagnation, voire de la dérive du Cameroun dans les années à venir, il faut légitimement se poser des questions sur les raisons de leur discours.

Moi je reste convaincu que le moment est venu pour la jeunesse à laquelle j’appartiens, de recevoir, comme l’a dit le Chef de l’Etat, la confiance nécessaire pour pouvoir impacter la gouvernance de notre pays avec les moyens qui sont les siens. De saisir avec courage et humilité les opportunités du septennat qui s’ouvre, mais mieux encore, d’agir avec responsabilité, car, de toute évidence, le Cameroun de la Grandeur et de l’Espérance est le sien. Moi avec, nous serons comptables dans des 30 prochaines années de la gestion du Cameroun nouveau qui naît sous nos yeux. Par conséquent, au lieu de suivre le discours d’un diable vieux, élaborons les stratégies de la prise en main de notre destin.

Le moment s’y prête, le Chef de l’Etat nous tend la main. Comme le sage qu’il est, il nous dit « mes enfants, le moment est venu pour moi de vous inviter mieux que par le passé, à m’accompagner dans la finalisation du projet Cameroun. Il est venu l’instant qui sollicite votre contribution. Venez, osez, exprimez votre génie, votre sagacité, votre ferveur ».  Ne sont-ce pas là les signes d’un père qui donne la garantie de la transition générationnelle ?

*Maître de Conférences

Fondateur du Centre de Recherche en Histoire

Précurseur du meyolisme

Par Pr. Joël Narcisse MEYOLO*   

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